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Cameroun : La justice populaire

mardi 13 novembre 2012

De présumés voleurs arrêtés dans un quartier de Yaoundé ou de Douala sont passés à tabac par la population et ensuite brûlés à l’aide de vieux pneus. Ce sont des scènes de la vie courante où, sous des prétextes quelconques, la population décide de se rendre justice. Au mépris de la loi. En effet, selon Me Fojou, la justice populaire est formellement interdite. Nul ne peut se rendre justice soi-même. En cas d’arrestation d’un individu soupçonné de crime ou délit, il ne doit en aucun cas être porté atteinte à son intégrité physique. « le Code de procédure pénale, qui est un instrument extrêmement important et innovateur en la matière, précise bien en son article 30,alinéa 4 « qu’aucune atteinte ne doit être portée à l’intégrité physique ou morale de la personne appréhendée que ce soit par un officier de police judicaire, que ce soit par un particulier dans le cas du flagrant délit où la foule poursuit un individu ».

Celui qui se rend coupable d’une atteinte à l’intégrité physique d’une personne dans le cadre de la justice populaire, peut être poursuivie pour coups mortels si la personne est décédée, ou alors si la personne a survécu, elle sera poursuivie à la proportion des blessures infligées à la personne qui a été ainsi maltraitée, relève Me Robert Pierre Fojou.

Dans le cas de la légitime défense, la loi donne la possibilité de se défendre proportionnellement à l’attaque subie et si vous ne réagissez que pour protéger votre intégrité physique.

Synthèse de Jean Francis BELIBI

Cameroon Tribune du vendredi 02 novembre 2012.