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Saïdou Maïdadi Yaya : Profession : opposant

vendredi 4 janvier 2013


Assurément, Saïdou Maïdadi Yaya fait mentir l’adage tel père, tel fils. Voici donc un homme, véritable cas d’école pour les psychanalystes. Un homme qui a toujours, obstinément refusé de marcher sur la voie tracée par son géniteur. Ce dernier ayant été préfet, gouverneur puis ministre sous les régimes Ahidjo et Biya. Régimes qu’il aura servi jusqu’à sa mort. Maïdadi fils a toujours refusé de manger de ce pain là. Du pain du pouvoir. Au point où l’ancien président, feu Ahmadou Ahidjo, qui ne dédaignait point la manière forte, dut mettre en demeure son cousin germain, Maïdadi père, de faire taire ou tout au moins de tenir en bride ce fils aux atomes crochus avec l’opposition.

Mais les menaces du président Ahidjo ne changèrent rien. II était sans doute trop tard pour changer Saïdou Maïdadi Yaya, nourri à la mamelle du pouvoir mais contestataire dans l’âme. Lui qui parti en France pour des études avait déjà fourbi ses armes de militantisme voire de révolutionnaire en adhérant à I’UNEK, l’Union des étudiants kamerounais, proches de l’UPC alors banni et honni au Cameroun. Lui qui avait déjà adhéré au parti communiste français en 1977. Lui qui avait déjà sympathisé avec la Ligue communiste révolutionnaire et lui qui avait déjà participé à la campagne de collage des affiches du candidat Mitterrand en 1981. Saïdou Maïdadi Yaya trouvera néanmoins entre deux meetings, le temps de se consacrer à ses études. La grande gueule achève donc de se forger une tête pleine et bien faite.

Après son bac obtenu au lycée de Garoua, c’est en France qu’il collectionne les parchemins. D’abord en mathématiques spéciales à l’Ecole spéciale de mécanique et d’électricité de Paris, avant de décrocher son diplôme d’ingénieur en génie électrique. De retour au bercail, c’est ce diplôme qui lui ouvre les portes de la Sonel puis de la Semry. La Semry ou il mène une carrière apparemment normale depuis 1983 avant de la quitter il y a peu pour se consacrer à ses affaires et à la politique. . La brise de démocratisation qui souffle sur le Cameroun dans les années 1990 permet à Maïdadi de retrouver ses sensations, de revenir à ses premières amours et de s’adonner à ce passionne vraiment : l’art de s’opposer.

Ainsi, le Social democratic front est à peine légalité qu’il adhère au parti de John Fru Ndi en octobre 1992. Entre les deux hommes, c’est le coup de foudre, une idylle qui va durer 12 ans et Maïdadi va gravir une par une les marches menant à la hiérarchie du premier parti d’opposition au Cameroun. De secrétaire à l’organisation à Yagoua puis de président provincial du Nord en 1994 jusqu’à la consécration au congrès de 1999 où il est élu premier vice-président national du Sdf, poste qu’il cumule avec la présidence de la commission des finances. Saïdou Maïdadi devient alors un proche parmi les proches de Fru Ndi, membre de l’entourage immédiat du Chairman. En vérité, Maïdadi fait alors partie de l’aile radicale du National executive comittee (Nec), le comité national exécutif tant redouté du Sdf. Il est le leader des faucons qui préconisent le boycott et surtout qui font capoter les négociations sur l’entrée du Sdf au gouvernement.

Mais au fil des mois, un abîme idéologique sépare désormais Maïdadi et Fru Ndi et, comme ils se sont aimés passionnément, ils se séparent brutalement. Maïdadi démissionne du Sdf le 29 juillet 2002 et va désormais vendre son projet de société à lui à travers son parti, l’Alliance des forces progressistes (Afp). Et c’est sans surprise qu’on l’a retrouvé aux côtés des mémorandistes. Dans la perspective de la présidentielle d’octobre 2004, il s’est naturellement investi dans les cercles de réflexion de l’opposition en vue de désigner un candidat unique pouvant porter de façon efficace la contradiction face au candidat du Rdpc. Il a d’ailleurs tenté un rapprochement dans ce sens avec la coa1ition des partis d’opposition conduite parAdamou Ndam Njoya et John Fru Ndi, même si, jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, il se heurte encore au refus de son ancien leader. En tout cas son épouse et ses six enfants ont compris depuis le temps qu’ils partagent leur homme avec la politique.

Bienvenue a l’extrême-Nord

Radioscopie d’une province et de ses personnalités incontournables

Aimé Robert BIHINA

Eric Benjamin LAMERE