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Sali Daïrou, L’enfant terrible de l’Extrême-Nord

vendredi 4 janvier 2013


II a débarqué au Rdpc par le sommet avant de recevoir l’onction de la base. II a goûté aux délices de la haute administration avant d’endurer la solitude de la traversée du désert. Sali Daïrou, membre du bureau politique du Rdpc, ancien ministre de la Fonction publique, député de Maroua rural et président de la section Rdpc du Diamaré Centre. Sali Daïrou est devenu par la force des choses l’enfant terrible du landerneau politique de la province de l’Extrême-Nord. Il ne laisse personne indifférent. Séduit ou exaspère. Il cristallise l’admiration ou la révulsion. Il charrie les espoirs de rajeunissement et de renouvellement de la classe dirigeante ou à l’inverse constitue la mauvaise conscience des doyens du microcosme politique régional. Ainsi Sali Daïrou, qu’on l’aime ou pas a fini par s’imposer à tous comme une figure de premier plan. Pouvait-il en être autrement de ce peul qui aime à se présenter comme fils de paysan mais dont la réussite semble avoir été inscrite dans les astres, comme si un bienveillant ange s’était penché sur le berceau du petit Sali à sa naissance un jour de l’année 1954. Dès lors commence un parcours sans fautes : primaires à Kodek, cursus secondaire au Collège d’enseignement secondaire de Kaélé puis au lycée de Maroua. Le jeune Sali collectionne les diplômes. Boursier, il s’envole pour la République fédérale d’Allemagne d’où il revient avec dans ses valises un diplôme en gestion des entreprises, pour entrer dans la foulée à l’Enam en 1980. Trois années plus tard, le statut de Sali Daïrou change. On lui donne désormais du monsieur l’administrateur civil option économie et finances. La success story est en marche. Il entame une carrière où il gravit une par une les marches menant à la haute administration. Chef du service du budget au ministère des Finances, chef du service des subventions aux sociétés d’Etat et des contributions aux organismes internationaux, sous-directeur du budget. Sali gruge les postes de responsabilité aux avantages considérables. Mais le meilleur est à venir, Il monte encore d’un cran en 1989 lorsqu’il hérite du très convoité poste de directeur des affaires générales au ministère des Finances. Le destin frappe encore fort dans sa vie à travers un décret du chef de l’Etat qui fait de lui le directeur de cabinet de Sadou Hayatou, le Premier ministre de l’époque. Nous sommes en 1991. Sali Daïrou ne séjourne à l’immeuble étoile qu’un an jusqu’au jour de gloire, ce jour de septembre 1992 où il est fait ministre de la Fonction publique en remplacement de Garga HamanAdji, démissionnaire. Il a 36 ans et est déjà membre d’un gouvernement à un nombre de ses compatriotes tirent encore le diable par la à la recherche de leur premier emploi. Les bonnes nouvelles se succédant, il débarque au Rdpc par le sommet en a comité central et dans le saint des saints, le bureau politique. Pendant huit ans, Sali fait donc la pluie et le beau temps au ministère de la Fonction publique. Et lui qui ne crache as sur les plaisirs de la vie, lui qui aime le chic et le clinquant ne passe pas inaperçu dans les milieux mondains. Sali Daïrou est sur un nuage et comme en politique, le déclin côtoie toujours la gloire, sa déchéance arrive en mars 2000 lorsqu’il est débarqué du gouvernement. Dure est la chute. Pendant deux ans, il vit la mort dans l’âme son éclipse. Il fait le mort, Il se console et recharge les énergies dans la chaleur familiale auprès de son épouse Fadimatou et de ses trois enfants. C’est à ce moment que ses adversaires se déchaînent. On le dit impulsif, expansif et buté. On lui reproche de parler quand il faut précisément garder le silence. Il rétorque et affirme qu’il dit ce qu’il pense e ce qu’il dit. Le renouvellement des organes de base en mars 2002 lui offre l’occasion de rebondir, Il hérite de la section Rdpc du Diamaré Centre au terme d’un duel traumatique avec le vétéran Issa Balarabé. Dans la foulée, il est l’un des artisans du retour de Maroua dans le giron du parti des flammes. Il se fait élire député de Maroua rural et nourrit te secret espoir de revenir aux Mal lui en prend car au moment de la redistribution des Paul Biya renouvelle sa confiance à Cavaye Yéguié perchoir de l’Assemblée nationale, poste que convoitait sans le cacher l’ambitieux Sali Daïrou etAdjiAbdoulaye Haman, son vice- président à la section, se voit confier le portefeuille de l’Urbanisme et de l’Habitat. Visiblement déçu, Sali Daïrou se brouille avec ses fidèles lieutenants et multiplie les malentendus. Certains y voient des signes à travers ses séjours de plus en plus rares et brefs à Maroua. Même comme en politique, les brouilles ne sont jamais définitives.

Bienvenue a l’extrême-Nord

Radioscopie d’une province et de ses personnalités incontournables

Aimé Robert BIHINA

Eric Benjamin LAMERE