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BANA en bref

jeudi 3 février 2011

BANA
Y aller
Yaoundé : de la gare routière de Tongolo.
Douala : les agences de voyages d’Akwa et de Bonabéri.
Coût du transport : 3500F à partir de Yaoundé et 2500F de Douala.
Prix revus à la hausse le week-end à cause des funérailles.
Hébergement : hôtel et auberges.
Nuitée : de 5000 à 40 000F.
1907 : district sous les Allemands.
1916 : Arrondissement et chef lieu de la circonscription de l’Ouest.
1938 : le chef lieu de l’unité administrative qui était à Bana est transféré à Bafang sous les français.
Population : 10 000 habitants.
Superficie : 250km2
Située à 10km de Bafang, la ville de Bana dans le département du Haut-Nkam étonne d’emblée le visiteur par les prouesses architecturales réalisées par ses élites extérieures. Toutefois, cette localité qui possède une importante classe d’hommes d’affaires ne dispose malheureusement pas d’industries qui auraient pu contribuer à lutter localement contre le chômage. Résultat, à l’ombre des résidences cossues, les populations vivent durement les réalités du quotidien.
On l’appelle « petit Paris ». Cette localité où l’on a pu braver le relief fortement accidenté en y construisant des résidences cossues. Tandis que tout à côté, dans les bas-fonds, sont bâtis des taudis qu’entourent quelques cultures vivrières. Ce qui fait de Bana, un arrondissement à contrastes.
Cette ville est touristiquement belle à voir. Située à 34 kilomètres de Bangangté et à 11 de Bafang, l’arrondissement de Bana a une histoire. Unité administrative en 1907 sous les Allemands, elle passe sous le contrôle de l’administration française en Août 1916 et devient à la fois chef lieu d’arrondissement et celui de la grande circonscription de l’Ouest. Très tôt, Bana devient riche en potentialités humaines et économiques, malgré l’étroitesse de sa superficie et l’infertilité de ses sols. Le nombre de grosses pointures-intellectuel et d’opérateurs économiques lui vaut le respect dans la province de l’Ouest. N’ayant pas le choix, les habitants de Bana ont modifié les données naturelles en créant leur propre paysage.
L’arrondissement de Bana a un problème de routes. L’entretien routier est resté ne affaire des privés. Bakassa-Bana par exemple. Les élites réalisent des activités qui développent la zone. 2coles, maternités, centre de santé, routes, adductions d’eau. Les établissements scolaires sont sans enseignants. Le maire de la commune rurale, Joseph Kadji Defosso, a offert un bel édifice comme hôtel de ville, ainsi qu’une grande église.
On dit de l’homme Bana qu’il est orgueilleux, individualiste, suffisant et têtu. Pour lui, le matériel prime sur tout. Cependant, il a l’esprit de partage. Malheureusement certains opérateurs économiques de Bana n’investissent qu’à Douala, Yaoundé et Limbé. Surtout en industrie, en import-export et en hôtellerie. Raison pour laquelle le commerce est presque inexistante dans la zone. Tout le respect est à la chefferie traditionnelle (Bana, Bakassa, Badoumkassa, Batcha et Soupou). Selon certaines sources, ces vielles chefferies qui datent du 14e siècle ont été acquises parfois par la ruse ou la violence. Cet esprit belliqueux persiste, d’où les nombreux litiges fonciers : Bana contre Bamdouba, Batcha-Batchingou, Bana-Banka, etc.
Cet arrondissment qui a pour voisins le Noun, le fleuve Nkam, Ndikinimeki et Dschang, porte un nom issu du mot « nnee » qui signifie force, et qui est devenu Bana, (les gens de nnee). C’est tout dire ! « L’arrondissement de Bana foisonne d’élites qui participent de manière multiforme au développement.
L’on y vit une douce euphorie qui découle de trois grands événements, à savoir le nomination de M. Jean-Bernard Sindeu au poste de ministre de l’Eau et de l’Energie, l’inauguration de l’hôtel de ville, la création de la nouvelle section RDPC du Haut-Nkam-Est. Le lycée compte 855 élèves et connaît une pénurie d’enseignants que cet arrondissement accuse du retard, parce que n’ayant aucune activité économique pour assurer le travail des jeunes.
C’est sur un splendide plateau ensoleillé que se trouve le centre hôtelier et touristique de Bana. Ce qui y impressionne le visiteur est bien la qualité des objets d’arts. Pattes d’éléphants, têtes de lion, colliers, bracelets, sculptures, etc qu’il y a très peu de rencontres des élites dans la localité, même si les événements heureux et malheureux les réunissent assez souvent. Le regroupement des élites bute sur les égoïsmes et la volonté de puissance. Ce qui a crée deux groupes de réflexion et d’action, respectivement appelés « deuxième samedi » et « troisième samedi », jour prospère. Comme toutes les autres populations du coin, Taboue il parle de la route Bana-Bakotsa qui compte des terres fertiles et dont les produits vivriers pourraient bien servir toute la province de l’Ouest. Ce qui en plus, lui permettrait de développer ses exploitations agricoles (banane plantain). Meinkam Taboue il ne manque pas d’ambitions. Il souhaite que Bana soit érigé en chef-lieu de département et qu’on y crée une université, annexe de celle de Dschang. Comme tous les autres opérateurs économiques de Bana qui ne réalisent leurs affaires que dans les grandes villes, ce jeune homme réside à Douala.

BANDENKOP, LA SUISSE SUR DES HAUTS PLATEAUX…D’ARGENT

Les Bandenkop sont réputés riches. Une richesse que beaucoup, dans la province de l’Ouest, disent être le produit du « famla », une pratique de sorcellerie courante dans la région. Un phénomène que Ernest Chegang, l’enfant du village, reprend avec un humour noir tiré d’une anecdote : « Un chef Bandenkop à dit un jour qu’il ne voulait pas de pauvres parmi ses sujets. Et, pour sortir de la pauvreté, il leur a suggéré que chaque chef de famille vende un ou deux enfants au famla. » Le polytechnicien, ingénieur de génie civil et patron du bureau d’études techniques Pyramides Inter, rappelle que, dans sa chanson à succès intitulé « Chaque village a un défaut », l’artiste Saint Bruno, parlant de Bandenkop, petit bout de terre juché sur les collines situées entre 1 500 et 700m d’altitude, s’est appesanti sur le phénomène du famla.
Vérité ou ragots ? Toujours est t-il qu’aujourd’hui, les Bandenkop sont connus pour être un peuple ouvert vers l’extérieur. A titre d’illustration, Ernest Chegang évoque des statistiques qui démontrent que 45% des familles ont en leur sein au moins un ressortissant d’une autre communauté et que, sur une population d’environ 18.000 âmes, près de 13.000 vivent hors des limites de leur territoire. Ils sont à la recherche de fonds nécessaires pour développer l’un des 108 groupements recensés qui forment l’ethnie bamiléké.
Situé dans l’arrondissement de Bangou, dans le département des Hauts plateaux, à une trentaine de minutes le Bafoussam, chef-lieu de la province l’Ouest, et à un pas de Bangangté, Bandenkop a la particularité d’avoir vu naître sur ses terres les premiers promoteurs de boulangeries au Cameroun. Le premier d’entre eux, Timothée Yimo, va entraîner dans la filière bon nombre de ses « frères ». « A un moment donné, les Bandenkop étaient les rois de la boulangerie au Cameroun. De la distribution de la farine à la réparation des fours, tout le secteur était entre leurs mains », se rappelle Ernest Chegang. Les Bandenkop vont faire fortune dans la filière qu’ils marqueront de leur empreinte. A Bafoussam, Douala et Yaoundé, Socabo et autres ont pignon sur rue.
D’après les traditions historiques, le fondateur de la chefferie Bandenkop est Mbouagang, un chasseur immigrant qui, après des négociations avec ses voisins, a fini par s’installer sur une parcelle de terre. Une autre histoire rapporte que la chefferie était initialement installée à Djimgou, un site voisin, avant d’être transférée sur son site actuel, non loin du marché périodique.
A Bandenkop, l’on parle de la présence de tranchées qui marquent la période du conflit foncier entre Bandenkop et son puissant voisin, Bangou. C’est de cette guerre, gagnée par la ruse des Bandenkop, que de grandes figures de l’histoire telles que Mèfé Meutou’ et Mbah Tinguemté graveront leurs noms dans la mémoire collective de leur peuple. Plus près nous, l’histoire du Cameroun retient que Bandenkop a abrité le quartier général de ‘Armée nationale de libération du Kamerun (c’est ainsi que les Upécistes écrivent Cameroun), dirigée par Martin Singap. Avec lui, plusieurs milliers de combattants payeront de leur vie pour l’indépendance du Cameroun.
Les Bandenkop rappellent en effet qu’en septembre 1959, des populations furent tuées par l’armée coloniale appuyée par deux avions qui tiraient sur tout ce qui bougeait. Les rescapés de cette boucherie humaine, selon légende, n’auraient eu la vie sauve que grâce au génie des ancêtres, qui auraient fait tomber la nuit en plein jour, paralysant ainsi l’action des chasseurs-bombardiers. Par beau temps, Bandenkop offre un paysage constitué de nombreuses collines à peine recouvertes d’herbes. A leur pied, s’étend à perte de vue une végétation dense composée en grande partie de bananiers, de palmiers, de kolatiers et de caféiers. Un panorama que les Banenkop, grands voyageurs, aiment à comparer à la Suisse, ce pays d’Europe centrale qu’ils veulent pour modèle. « Nous sommes les Suisses de l’Ouest. Nous avons les mêmes caractéristiques de petitesse du territoire et de richesse des hommes », explique Ernest chegang, qui affirme que les Bandenkop sont propriétaires de la moitié du quartier Bastos à Yaoundé. Mais là ne s’arrête pas la comparaison comme la se, Bandenkop revendique la neutralité de sa culture dont l’authenticité taille une place de choix à travers festivités de « La Fé Bou’agang », un événement que l’on doit à Sa Majesté Marcel Feze Ngandjong, un homme t le nom aura marqué l’histoire de Badenkop parce que issu de la dynastie Bou’agang à Bandenkop, mais en même temps 11è et 13è du rang de la dynastie Bou ‘agang.
C’est que, intronisé chef des Bandenkop en 1955, alors qu’il n’avait que 19 ans, Marcel Feze Ngandjong mêle très vite son nom à la mouvance indépendantiste qui secoue alors le pays. Acquis aux thèses de l’Union des populations du Cameroun (UPC), il est rapidement contraint à un exil qui le mènera en Chine et dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. Ses études achevées, il trouve un point de chute en Guinée Conakry où il officie comme cadre dans une unité industrielle. A la faveur d’une amnistie générale décrétée par le présidnet Paul Biya en direction des exilés politiques, il regagne le Cameroun en 1985.
Marcel Feze Ngandjong est resté populaire malgré l’exil. Le 26 mai 1989, sous la pression des populations, il reprend les commandes de son groupement. Une fois au trône, il institue un festival des arts et de la culture du peuple bandenkop. « Là Fé Bou’agang » est ainsi censé resserrer l’identité culturelle de son peuple. Chaque édition fait ainsi revivre le village qui compte aujourd’hui trois grands quartiers (Tsèlà, Denkeng, Tsèmeuhia), un marché hebdomadaire appelé Liegang, un centre de santé développé, des auberges, des hôtels, des boulangeries et même un complexe sportif pour le bien-être physique de ses populations.
A l’abri de l’air pollué et du vacarme la ville, le climat frais et sa source à l’eau limpide font de Bandenkop un cadre idéal pour le repos et la réflexion. Les Bandenkop, qui prospèrent dans les affaires à divers endroits la République, se livrent une concurrence féroce dans l’immobilier à qui érigera la plus belle maison village. Une impitoyable compétition qui, selon Ernest Chegang, avait provoqué plusieurs faillites de boulangers bandenkop qui ont laissé des fortunes dans le béton. Au point se laisser battre dans la filière par Grecs, plus solidaires et mieux organisés.
Le groupement Bandenkop se trouve dans la pointe sud du département des Hauts Plateaux. Il s’étend entre le 5°14 et le 5° 17 de latitude nord, et 10° l8et 10° 21 de longitude est. Il a comme villages limitrophes, au nord Baham, au sud Bapouata, à l’est Bangou et à l’ouest Bapa et Bametchetcha. La principale activité des populations est l’agriculture (maïs, haricot, arachide, macabo, banane plantain, manioc...). Elles pratiquent également l’élevage du petit bétail (porcs, chèvres, cobayes...) et l’artisanat. Avec environ 18.000 habitants Bandenkop, un bourg de l’arrondissement de Bangou qu’aucun cours d’eau ne traverse, est un village de montagne dont le point le plus élevé est à 1 705m d’altitude. Les infrastructures scolaires primaires et secondaires du village sont sous- employées, aucun établissement n’ayant le nombre d’élèves minimal requis. A titre d’illustration, le Collège adventiste de Bandenkop, qui est l’un des mieux équipés du département des Hauts Plateaux dans le domaine technique, ne comptait que 64 élèves pour l’année académique 2006/2007. Le collège d’enseignement secondaire (Ces) de Bandenkop, qui avait 255 élèves en 2005/2006 (effectif insuffisant pour prétendre devenir un lycée), n’en comptait plus que 249 l’année suivante.
Bamenda
De Bamenda jusqu’à Limbé, avec des arrêts réguliers pour aller voir un village ou une cascade ou toute autre curiosité, le trajet ne dure pas moins de 9 heures. Ce temps de parcours diminuera considérablement lorsque les travaux d’aménagement du réseau routier seront entièrement terminés, vœu pieux quand l’on connaît la prégnance de l’opposition dans la région.
En allant vers Bamenda, le paysage qui défile est étonnant, on est en effet dans une région de montagnes avec végétation rase. Le paysage est différent à chaque détour, à chaque virage. A gauche, le relief est imposant, dominant le site. La montagne crée des paysages plutôt inhabituels pour le Cameroun. La végétation est de plus en plus rase, les seuls arbres sont des pins et des eucalyptus. Ces arbres, cultivés pour leur forme rectiligne, sont utilisés pour fabriquer des poteaux électriques et téléphoniques, Avant Bamenda, la route redescend, offrant de magnifiques panoramas. La ville, construite au pied d’une falaise, s’étend donc au fond d’une cuvette.
0n la découvre, en l’englobant d’un regard, depuis la route. La ville, chef-lieu de province du Nord-Ouest, a été fondée 1901 par les Allemands. Elle est divisée eux parties la partie basse et la partie haute. La partie basse, Manton Town, regroupe, entre autres, Mankon, le centre commercial et les chefferies nommées « Palace ». C’est aussi là que l’on trouve les principaux hôtels de la ville. La partie haute quant à elle, Bafren-Manton, est le centre administratif de la vile regroupe la plupart des services publics, Elle se situe à l’entrée de la ville. Bamenda est entourée de nombreuses montagnes. Dans les vallées, on trouve des forêts d’eucalyptus et de raphia, l’une des principales matières premières de l’artisanat local, utilisé aussi pour la production du vin de raphia.
Transports
Il n’y a pas de difficulté pour se ravitailler en essence à Bamenda, les stations-service sont nombreuses. Pour rejoindre la ville, ou la quitter, voici quelques compagnies de bus qui proposent, entre autres, des trajets vers Douala, Yaoundé, Bafoussam.
Le marché de Bamenda se tient le mercredi, la sorite de la ville, il est très impressionnant.

BANDJA
Histoire et toponymie D’abord, connu sous le nom compagny, l’arrondissement situé dans le département du Haut-Nkam, a vu le jour au lendemain de l’indépendance (septembre 1960). Sa dénomination actuelle est née du décret du 28 avril 1977.
Y aller
De Yaoundé : Deux agences de voyage sont en service au quartier Tongolo. On peut également emprunter des cars au lieu dit Biscuiterie (après marché Melen).
De Bafang : De nombreux taxis font la navette entre les deux localités Etat de la route : goudronnée
Coût du transport : 3500 à partir de Yaoundé et 300 francs à partir de Bafang.
Longueur du trajet : 328km à partir de Yaoundé et 18km à partir de Bafang.
Hébergement : 3 auberges de 2500 francs la nuitée.
District company créé par décret N°60/276 du 31 décembre 1960.
Arrondissement de company créé par Décret N°62/DF/338 du 17 septembre 1960.
Arrondissement de Bandja créé par Décret N°77/109 du 28 avril 1977.
Superficie : 213km2
Populations : 45000 habitants
Principales communautés : Bandja, Fotouni, Babouantou, Fondjomekwet, Fondanti.
Principales activités : Agriculture, élevage, petit commerce. Longtemps connu sous le nom de « company », l’arrondissement de Bandja dans le département du Haut-Nkam, est l’une des plus anciennes unités administratives de la province de l’Ouest, puisque crée à l’orée de l’indépendance. Situé à une vingtaine de kilomètres de Bafang, c’est également l’une des plus cosmopolites. Pour autant, la localité et ses populations ne semblent pas avoir tiré profit de leur prééminence historique. L’économie locale qui reposait notamment sur la culture du café, a beaucoup souffert de l’effondrement des prix et de la hausse vertigineuse du coût des intrants agricoles, aggravant du coup la pauvreté ambiante. Confrontée à l’incivisme fiscal, la municipalité entend naviguer avec délicatesse dans les méandres du développement. Avec le concours des pouvoirs publics et des populations.
Le voyageur qui débarque pour la première fois, ne s’en rend même pas compte et pour cause : le centre ville est plutôt difficile à identifier. Le carrefour de la poste qui en tient lieu n’a rien d’impressionnant. Juste un immeuble à un niveau, inachevé du reste, quelques échoppes et de nombreux débits de boisson qui constituent d’ailleurs les principaux lieux d’attraction. Il faut quitter l’axe central bitumé en direction des quartiers, pour découvrir des édifices imposants construits par des élites fortunées. La petite cité ne saurait pourtant se plaindre de l’enclavement qui donne tant de souci aux nombreuses localités de l’arrière pays. Toutes les routes bitumées ou presque mènent à Bandja. A partir de Douala, en passant par Nkongsamba et Bafang. De Yaoundé, en transitant par Bafang ou par Bafoussam. Avec une superficie de 213km2 et une population d’environ 45 000 habitants, l’arrondissement est composée de nombreux et villages comme Bandja, Fotouni, Babouantou, Fondjomekwet, Fondanti, Balafi, etc. Les populations locales cohabitent avec les ressortissants du Littoral, du Centre, du grand nord, des provinces anglophones, etc. La ville elle-même n’est pas très étendue. Quand on arrive par le nord, du côté de Batié, les premières maisons apparaissent subitement, dès le franchissement du fameux col. Sans crier gare, la localité se présente, dans un relief en cul de sac cerclé de montagnes. Les maisons sont situées soit au flanc des collines, soit dans les bas-fonds. Là où le relief en donne la possibilité, quelques concessions familiales s’étalent le long de la route bitumée Douala-Bafoussam qui traverse la localité. Ici, l’essentiel des activités se concentre sur deux pôles : la place du marché et le carrefour de la poste. Si Bandja-village, siège de la chefferie traditionnelle, est quelque peu excentré, le bureau de poste, seul bâtiment public visible à partir de la grande route, sert de point de convergence. C’est ici que les transporteurs marquent une halte, pour déposer des passagers ou pour se restaurer. A partir d’ici, on peut emprunter un taxi de ramassage pour les localités voisines ou une moto pur se rendre dans l’un des quatorze quartiers de la ville.
La première menuiserie a ouvert ses portes très récemment. Les jeunes sont confrontés à un chômage sévère. Pour les populations qui l’avaient réclamé, le changement du nom de la localité devait aller au-delà du symbole en donnant une nouvelle impulsion au développement. Selon des informations dignes de foi, le mot « Bandja », littéralement « les gens de la hache » en dit long sur la dénomination qui anime les esprits d’ici. On peut toutefois se demander si la hache du développement a été déterrée ou plutôt enterrée.
L’arrondissement de Bandja est un des rares de la province de l’Ouest, à ne pas disposer d’un comité de développement. Une élite ayant travaillé sur la question avouée s’être heurtée à des résistances farouches, au point que le projet est toujours en sommeil. Le Sous-préfet, Hilaire Marie Tohou.
La commune de Bandja s’étend sur une superficie de 215km2 sur lesquels vit une population d’environ 46.000 habitants.
Se rendre à Bandja ne constitue pas en soi un parcours du combattant. Bien au contraire, le parfait état de la route entière goudronnée n’offre aucun sujet d’inquiétude.
Qu’importe. Au départ de Yaoundé, les moyens de transports pas. Plusieurs agences de voyage offrent leurs services. Les plus connues sont basées au quartier Tongolo et au lieu dit « Biscuiterie » après le carrefour Melen. Certains transporteurs ont prévu des départs nocturnes afin de permettre l’arrivée aux premières heures de la matinée. Pour le voyageur, une précision vaut la peine : il ne trouvera jamais un véhicule l’amenant directement à la destination finale. Il faut au préalable marquer une halte à Bafang, le chef-lieu du département et de là, emprunter un taxi à 300 francs pour rejoindre Bandja.
Il faut compter en moyenne cinq heures de temps pour parcourir une distance de…