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BANGUE en bref

jeudi 3 février 2011

BANGUE
Routes dégradées, mentalités rétrogrades

Bangue c’est où ? de fait, nombre de gens parlent de Maképè, Kotto, Bonamoussadi pour la simple raison que ces noms incarnent les quartiers chics du Nord d’Akwa grâce auboom de l’urbanisation. Mais Bangue c’es où ? C’est un petit village composite. Chacu des clans est venu d’ailleurs on y trouve les Bonalanga, les Bonamulema, les Bonasenga et les Bonamadengue. Le père fondateur de Bangue fut papa Ndemba Langa de Ndogmbè (Lendi).
Ce village a connu trois chefs jusqu’ici : Sass’a Betembè, après sa mort vint Njoh Edimo, lui aussi Bonamulema le chef actuel dudit village. Il y a deux voies qui débouchent fin goudron Bangue jusqu’au village à l’Eglise Evangélique. Beaucoup des autochtones de ce village viennent de Ndog-hem (Bedi-Bassa) de Mussoke. Le doyen d’âge présent est le patriarche Sassa’a Langa.
« Là où la route passe, le développement suit ». Dans les années 2000, ce petit village blotti après Bonamoussadi n’était qu’un hameau. Oublié enclavé et sans accès. Le goudron s’arrêtait juste à Bonamoussadi après quelques pouces de distances des Blocs M et L de la société immobilière du Cameroun (SIC). C’est en février 2003 pendant le règne de Mme Françoise FONING à la tête de la commune de Douala 5e que les travaux de cette route avaient été amorcés. Et la légende a toujours voulu qu’aux préludes des municipales, les candidats quêtés dans les suffrages ont eu chacun à embobiner la population. C’est la société Ketch qui avait été sollicitée pour le terrassement de cette route après ces travaux qui avaient pris deux mois. Aujourd’hui, cette localité est dotée de deux routes. Par ces temps de pluies, ont ne peut vraiment y circuler aisément. Que se soit en voiture ou en moto l’accès est quasiment difficile.
Pendant la saison des pluies, entrer ou sortir à Bangue reste une gageure. Il y a tellement de « lacs » tant et si bien qu’on est astreint à plier son pantalon, à ôter ses souliers et à avoir l’insigne courage de patauger. Les trombes d’eau ont raviné toute la voie et tous ces ruisselets endommagent systématiquement tout le long du passage. Après la pluie c’est le beau temps comme dit l’adage. Mais alors Bangue en dépit de ses routes dégradées ? C’est le sable le dernier vestige. Il y en a à profusion, il suffit de se courber pour en ramasser. D’ailleurs l’activité principale de ce village est la carrière. Tous l es hommes vivent du sable et par le sable. Et ses produits dégradés dans le Wouri sont de diverses qualités. Selon Manjounga un des exploitants de cette carrière on y trouve : du gravier, du tranchant, du sable fin etc. cela dit pour extraire ce sable il faut : des pirogues conçues spécialement pour cette besogne, et des seaux en galva où on fait une espèce de lame d’acier dentelée pour faciliter l’excavation. C’est un dur labeur, mais qui nourrit bon an mal an son homme.
Des gens y ont laissé leur vie. Parfois pour trouver du gravier il faut aller à une certaine profondeur. Parmi les acteurs de cette carrière, on dénombre une importante majorité de nordiste qui conduisent ces énormes pirogues. La précarité et le goût de l’aventure les y obligent. Quand le malheur arrive, ils sont les premières victimes. N’eut été l’audace et la volonté de l’ancien délégué du gouvernement en la personne de M. Joseph POKOSSI DOUMBE quand ce fils du pays était encore aux commandes de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) animé par un souci de méthode avait pu électrifier ce village.
L’électrification et l’adduction d’eau potable sont des œuvres pendant qu’il était encore en fonction. Le plus douloureux d’alors est qu’on ne boit pas l’eau de la SNEC/CAMWATER) depuis un bail. Cela à cause des désagréments dus au faible débit.
Côté urbanisme, il faudrait que le protocole d’accord de la société HYSACAM et la Communauté Urbaine de Douala soit paraphé pour la réfection de la route Kotto-Bokombolo, qui devra relier dans un futur proche Bangue à Ngombe. Mais ceci est une autre paire de manches.