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BARE BAKEM en bref

jeudi 3 février 2011

BARE BAKEM

Statut : Arrondissement
Date de création de l’arrondissement : Décret présidentiel n°92/206 du 05 octobre 1992.
Superficie : 200 km²
Population : environ 40.800 habitants
Principaux groupes éthiques : Mbo, Bamiléké, ressortissant du Nord, Béti, Bamoun, Tikar, anglophones, étrangers.
Principales activités : agriculture, petit commerce.
Histoire et toponymie
Bare-Bakem fait aujourd’hui partie des onze arrondissements du département du Moungo. L’arrondissement a vu le jour le 5 octobre 1992, suite à l’éclatement de l’ancien arrondissement de Melong. la création d’une nouvelle unité administrative s’imposait pour faire face à l’accroissement démographique et rapprocher davantage l’administration des populations. Selon certaines sources, il s’agirait même d’un juste retour des choses car, sous l’autorité française, Bare fut même un centre administratif, avant d’être évincé en 1923 au profit de Nkongsamba.
Le nom de l’arrondissement fait la synthèse des deux cantons traditionnels qui le composent et qui sont des chefferies de deuxième degré : le canton Bareko qui abrite le centre administratif et les services publics, le canton Bakem, situé plus en profondeur sur la rive du fleuve Nkam. Selon la légende, les premiers habitants seraient venus de la Bouche du fleuve Congo et se seraient installés sur les versants du Mont Manengouba. A la suite d’une éruption, ils se seraient déplacés pour gagner Bareko, le site actuel. Quant au premier peuplement du canton Bakem, il serait issu des groupes ethniques de l’arrondissement de Dibombari et du département du Nkam. Littéralement, le mot « Bakem » se traduirait par « les gens du refus » ; « Kem » signifiant refus. Les Mbô constituent les premiers habitants. Attirés par les riches terres volcaniques, d’autres populations sont revues s’installer dans la contrée : les Bamileké, les Tikar, les ressortissants du Nord-ouest, du Centre et du Sud, les « Haoussas » qui sont en réalité des Nigériens, etc. au fil des années, l’arrondissement de Bare-Bakem, qui s’étend sur 200 km et abrite plus de 40 000 habitants, est devenu un lieu de brassage des populations d’origines diverses. Si la cohabitation est pacifique dans l’ensemble, les frictions entre individus ne manquent pas, notamment lors des échéances électorales, avec les luttes de positionnement qui s’en suivent.

Comment s’y rendre
De Yaoundé : les deux agences de voyage les plus régulières situées à Tongolo et au quartier Omnisports.
De Nkongsamba : ramassage par taxis et moto-taxis
Longueur du trajet : 396 km à partir de yaoundé, 10 km à partir de Nkongsamba
Etat de la route : bitumée
Durée du trajet : cinq heures environ
Coût du transport : 4000 francs à partir de Yaoundé, 200 francs à partir de Nkongsamba
Structure d’hébergement : pas d’auberge ni d’hôtel.
Pour les puristes, le nom traditionnel, c’est Bareko. Pour certains nostalgiques, Bare est restée l’appellation courante de la localité. Mais pour les plus jeunes, Bare-Bakem s’impose de plus en plus dans les conversations et le discours officiel, surtout depuis la création en 1992 de l’arrondissement regroupant les cantons Bareko et Bakem. La localité, qui vivait jusque –là à l’ombre de Melong et surtout de Nkongsamba, tente péniblement de s’émanciper.
Bare, alors partie intégrante de l’arrondissement de Melong, était au départ une zone essentiellement agricole abritant les vastes plantations industrielles de café. Les grands propriétaires fonciers résidaient alors pour la plupart à Nkongsamba, la grande ville située à une dizaine de kilomètres. On venait surtout ici pour cultiver la terre et repartir. Ce qui expliquerait en partie la précarité de l’habitat et les lacunes en matière d’aménagement urbain.
La principale activité économique dans l’arrondissement est la culture et la commercialisation du café. Dans les années 60 et 70, ce fut même la principale zone de production du Robusta au Cameroun. De Gortzounian à Manouchia, tous les grands acteurs de la filière étaient présents. Par la suite, de grandes exploitations, titrées pour la plupart, ont été cédées aux nationaux. Aujourd’hui, l’ère des vaches grasses n’est plus qu’un triste souvenir. Suite à l’effondrement des prix sur le marché international, les exploitations ont été abandonnées pour l’essentiel. Le secteur tente timidement de sortir la tête de l’eau, le sac de café étant passé de moins de 5000 francs à plus de 20 000 francs. Mais avec le renchérissement des intrants, la pente est difficile à remonter. Pour échapper à la sinistrose, certains paysans se sont reconvertis avec plus ou moins de bonheur dans les cultures vivrières avec le maïs, le manioc ou le palmier à huile.
Dans un tel contexte de crise, on mesure la taille des défis à relever par la commune. En dépit de son érection en arrondissement, Bare-Bakem a du mal à se mettre dans les habits d’une véritable cité où il fait bon vivre. Pour beaucoup, elle affiche plutôt le visage d’un village. Sur place, le voyageur chercherait en vain une auberge ou un restaurant digne de ce nom. Au niveau de l’habitat, la promiscuité et l’insalubrité tendent à favoriser de nombreuses maladies.
Pourtant, tout n’est pas sombre à Bare-Bakem. La route principale menant au centre administratif vient d’être carrossée grâce au concours du ministère du Développement Urbain et de l’habitat (MINDUH). Les pouvoirs publics ont engagé plusieurs actions en faveur de l’éducation et de la santé. L’arrondissement compte ainsi 25 écoles primaires, un lycée, un CES ainsi que deux collèges privés. Côté sanitaire, on dénombre trois centres de santé intégré et un centre médical d’arrondissement où officie un médecin. D’autres structures administratives sont à mentionner : un Poste forestier, une Délégation d’arrondissement d’agriculture, une inspection d’Education de base. L’arrondissement est également servi au niveau de la communication audiovisuelle avec une radio rurale et un télé-centre communautaire avec connexion à Internet. Un centre de formation professionnel des jeunes aux métiers de l’habillement et des arts ménagers est également opérationnel. Malgré ses moyens limités, la commune s’engage à étendre le réseau d’adduction d’eau potable et se doter d’un nouveau siège sur un site déjà identifié au plateau administratif. Mais au-delà des réalisations ponctuelles, Bare-Bakem semble avoir besoin d’une reconversion des mentalités pour exorciser définitivement la malédiction du café.
On ne peut se rendre à Bare-Bakem sans marquer une halte à Nkongsamba. Au départ de Yaoundé ou de Douala, la plupart des transporteurs mettent directement le cap sur le chef-lieu du Moungo. Si en journée le voyageur peut descendre au fameux carrefour Yimo, la nuit, en revanche, il n’a guère d’autre choix que d’aller voir ailleurs, car Bare ne dispose ni d’auberge, ni d’hôtel ni de restaurant.
A Yaoundé, deux agences de voyage, situées respectivement à Tongolo et face au stade omnisports, assurent régulièrement le transport des passagers. Il faut compter cinq heures de voyage en moyenne pour arriver à destination.
Sous quel visage se présente aujourd’hui l’arrondissement de Bare-Bakem ?
Le nom de l’arrondissement fait la synthèse des deux cantons qui le composent : le canton de Bareko et le canton de Bakem, tous les deux des chefferies de deuxième degré qui couvrent un ensemble de 22 villages. Tous les services administratifs et les activités commerciales sont concentrés à Bareko.
L’arrondissement s’étend sur une superficie de 200km avec une population de 40 000 habitants environ. Le peuplement est très cosmopolite. En dehors des autochtones Mbo, la plupart des habitants sont originaires principalement de l’Ouest et du Nord-Ouest. On dénombre également quelques « Haoussa » qui sont en réalité des ressortissants nigériens.
L’arrondissement de Bare-Bakem n’est pas particulièrement gâté en curiosités naturelles, si l’on exclut les inévitables collines qui concernent L’horizon. Les mythiques chutes d’Ekom Nkam constituent heureusement une exception. Véritable miracle de la nature, les chutes attirent principalement les touristes qui débarquent généralement en fin d semaine. Pour rejoindre le site à une dizaine de kilomètres de la route nationale n°5 (Douala-Bafoussam), il suffit d’emprunter l’embranchement après le petit marché de MelongII et de suivre la piste de 11 kilomètres qui mène au village d’Ekom. Mais attention ! la route est peu praticable en saison pluvieuse. Mais, compte tenu des merveilles à découvrir, on ne perd rien à attendre le moment propice. Une fois sur place, le spectacle qui s’offre aux yeux du visiteur est simplement féerique. Le fleuve Nkam qui fait la frontière entre les provinces du Littoral et de l’Ouest, se jette d’une hauteur de 80m. Imaginez une énorme masse d’eau dévalant les collines, puis s’écrasant dans un vide vertigineux. En retombant dans un réceptacle naturel aux contours mystérieux, les eaux déclenchent un tourbillon de vapeur qui forme un nuage difficile à dissiper. Les incessants mouvements des vagues ricochant sur des pierres en contrebas sont de nature à vous donner du vertige.
Situées presque au carrefour de trois département (Haut-Nkam, Nkam et Moungo), les chutes d’Ekom- Nkam méritent le détour. Il ne serait pas exagéré d’affirmer qu’il s’agit de la principale attraction touristique de toute la contrée. Sa réputation a même franchi depuis longtemps les frontières. Il s’apprend que les chutes ont servi de cadre au tournage, il y a près d’un quart de siècle, à certaines séquences du célèbre film de Hugh Hudson intitulé « Greystoke : la légende de Tarzan, seigneur des singes », avec comme acteur principal, Christophe Lambert. Le succès a été planétaire : dix nominations aux Oscars à Hollywood !
Le ministère du Tourisme a compris tout l’avantage qu’il y avait à viabiliser ce sanctuaire auquel on attribue des pouvoirs mystiques. L’Etat a donc investi principalement dans l’aménagement du site, la construction des Boukarous et la réfection de la piste d’accès. Un opérateur économique local a également édifié à proximité un lieu de repos doté de toutes les commodités d’une vie moderne et agréable.