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BASCHEO en bref

jeudi 3 février 2011

BASCHEO

Jeune unité administrative située dans le département de la Bénoué (Nord), le district de Baschéo a visiblement mal à son développement. L’effondrement du pont qui la reliait à la République sœur du Nigeria a prouvé la chute drastique des recettes douanières qui plaçaient Baschéo parmi les postes de douanes les plus rentables de la province. Et depuis lors, les autorités administratives locales s’attèlent à relancer les activités économiques dans cette localité. Voyage au cœur d’un village aux potentialités énormes.
Y aller
A partir du marché central de Garoua, derrière la BEAC de Garoua à Baschéo
Coût de transport : 3 000 FCFA
Moyen de transport : Petite voiture, moto-taxi
Etat de la route : non bitumé
Distance : 70km
Durée du trajet : 1h 30mn
Structures d’hébergement : inexistantes

Repères
Date de création du district de Baschéo : décet n°92/2006 du 05 octobre 1992
Superficie : 775 km²
Population : 25 000 habitants environ
Principaux groupes ethniques : Peulh, Fali, Djerem, Kangou, Guidar
En moins d’une heure de trajet, nous avons pu parcourrir les 70 km qui séparent la ville de Garoua à celle de Baschéo. Autrefois consideré comme l’une des unités administratives du Nord la plus pourvoyeuse de recette, Baschéo est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Le pont sur la Mayo-Tiel, la seule porte d’entrée du Nigeria vers la ville, s’est effondré en 2005. Depuis lors, il y a une sorte de ralentissement de l’économie de la localité, créant un grand manque à gagner aux services de la douane et à la municipalité.
Avec une superficie de 775km² et une population estimée à 25 000 âmes environ, Baschéo doit encore faire beaucoup de chemin pour devenir une vraie métropole digne de ce nom. Ici, vivent en harmonie plusieurs groupes ethniques, notamment les Peulh, Fali, Djeren, Kangou et Guidar, ainsi que des immigrants venant de la province de l’extrême-Nord à savoir les Toupouris, massa, Moundang, Mafa, etc. ces derniers se sont même installés dans les zones fertiles favorables à l’agriculture, devenant les moteurs des activités agricoles de la localité.
L’économie de Baschéo est essentiellement agro-pastorale. Les populations tirent près de 80% de leurs revenus de l’agriculture et de l’élevage.
L’activité commerciale, quant à elle, se pratique principalement dans les marchés périodiques que sont Baschéo-centre, Daram et Bougour. L’artisanat est aussi timidement présent dans le secteur de Bougour, constitué essentiellement du tissage t de la poterie.
Sur le plan culturel, le groupe de danse Fali, d renommée internationale, est présent dans sa région. Son promoteur, un certain Maoudétobi, ne cesse de multiplier les astuces pour mieux faire connaître cette danse.
La localité de Baschéo connaît beaucoup de difficultés qui freinent son envol. L’on évoque entre autres, l’insécurité permanente dans les campements des éleveurs de bétail, mais la principale préoccupation des populations demeure la situation du pont sur le Mayo-Tiel à Baschéo. L’effondrement de cet ouvrage à causé la rupture du trafic avec le Nigeria. Ce qui a fait chuter considérablement les recettes douanières de Baschéo.
Du côté du patrimoine routier, certaines localités sont presque coupées du reste du district en raison des pluies. Il s’agit des axes Baschéo-Djalingo-Belel à 17km du Nigeria, Baschéo-Bougour-Kobossi, Baschéo-Mboulmi-Baldayem-Doundéré.
Le problème d’eau potable n’est pas en en reste. La plupart des localités en manquent.

La moto constitue le principal moyen de locomotion pour se rendr à Baschéo
La distance qui sépare la ville de Garoua de la localité de Baschéo est estimée à 70km environ. Pour s’y rendre, il faut s’armer de beaucoup de courrage. Des petites voitures d’une certaine époque transportent les voyageurs jusqu’à cette localité, sur une route en latérite et en état de dégradation avancée. L’on débourse généralement 2 500, voire 5 000 FCFA pour les frais de transport. Le trajet s’effectue en deux étapes, avec une escale à Gaschiga, soit pour un ravitaillement en carburant, soit pour une visite technique.

Vive le pont
L’histoire du pont sur le Mayo-Tiel à Baschéo, est tout simplement rocambolesque. En 2004, la localité bénéficie d’un joyau architectural sur le fleuve grâce au budget d’investissement public (BIP). Les populations riveraines, toutes fières d’avoir bénéficié de ce cadeau, ne cessent de remercier les donateurs. Malgré heureusement, leur joie sera de courte durée, puisque le pont cède suite à la pression de l’eau pendant saison pluvieuse de juillet 2005. Une situation désastreuse qui plonge la localité dans une sorte d’enclavement et léthargie. Baschéo est alors coupé du Nigeria, pays voisin avec lequel des transactions commerciales étaient fréquemment effectuées. Le trafic sur cette rivière est interrompu et les commerçants sont obligés d’emprunter d’autres voies pour faire rentrer les produits manufacturés au Cameroun. Plus tard, la population sera informée de la situation juridique de ce pont. La société qui a réalisé l’ouvrage avait donné tout juste une garantie d’un an. Un temps bien calculé. Et le pont ne va durer que le temps de cette garantie. Depuis lors, plus personne n’évoque le sujet au village. De 2005 à nos jours, les activités économiques de la localité tournent au ralenti, à cause de l’inactivité de cette route.
Cependant, la rupture d’une activité appelant la naissance d’une autre, des jeunes de la localité vont se créer d’autres tâches sur cette rivière. Chaque matin, ils sortent de chez eux spontanément et aident les usagers à traverser la rivière moyennant une rémunération. 100F, 200F ou 500F. les objets les plus fréquents à cet endroit sont les marchandises qui viennent du Nigeria, pour entrer au pays. Il s’agit entre autres des produits manufacturés, des pièces de rechanges et surtout des motos.
Il s’apprend en effet que la moto constitue le principal moyen de transport, les petites voitures de brousse se faisant bien rares. La loi de l’offre et de la demande aidant, la hausse vertigineuse du coût du transport n’en est que plus évidente. Il faut débourser 3000 à 5000 francs pour parcourir à tombeau ouvert, les 70 kilomètres de distance. Quinze ans après sa création, le district a du mal à abandonner ses oripeaux de gros village sans ambition manifeste l’électricité est également une denrée inaccessible bien que disponible. On peut compter sur les doigts d’une seule main les localités qui en sont dotées.
En dépit de ce tableau sombre, Baschéo ne manque pas d’atouts. L’économie locale est essentiellement agro-pastorale. Grâce à la fertilité des sols, le district produit une vaste gamme de denrées alimentaires. L’élevage des bovins, des caprins, des porcins et de la volaille prend de l’ampleur. Prend de l’ampleur.
Le district est limité au Nord par l’arrondissement de Mayo-oulo, au Sud par le district de Dema, à l’ouest par la République fédérale du Nigeria et à l’Est par les arrondissements de Dembo et Pitoa. Il est situé à 70km au Nord de la cité capitale du Nord.