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BIYOUHA en bref

samedi 5 février 2011

BIYOUHA
Comment se présente Biyouha ?
La commune de Biyouha s’étend sur 300km2 pour environ 10 000 habitants. Elle regroupe dix villages : Bangnsombi, Biyouha, Memel, Nsonga, Somapan, Song-Bayang, Song-Dibong, Song-Nkoumondo, Song Poua et Toumngog. Composé sociologiquement en majorité en majorité des Bassa’a et limitrophes des communes de Dibang, Messondo, Eséka et Pouma (Sanaga Maritime). Le conseil municipal compte 25 conseillers municipaux (RDPC). Pour être complet et vous rafraîchir la mémoire, la commune a été créée par décret présidentiel n°95/082 du 24 avril 1995 du Président de la République. C’est donc une fille du Renouveau. Elle compte cinq écoles primaires à cycle complet et un collège d’enseignement général, un centre de santé intégré, environ 156 km de routes en terres, impraticables à 95% et zéro kilomètres de route bitumée.
Il est également important de signaler qu’il n’existe aucune infrastructure de communication (téléphone, bureau de poste, etc), que nos villages restent éclairés par les lampes tempêtes communément appelés « ancien SONEL »,

Paul Henri NGUE
Notre déplacement à destination de Biyouha a été à maintes reprises reporté, en raison des caprices de la météo. Le trajet Sombo-Biyouha, long d’une dizaine de kilomètres à partir de l’axe lourd Douala-Yaoundé, est peu recommandable et boudé par tous, automobilistes et mototaxis, confondus. Le mauvais état de la piste est tel que, même les moto-taximen réputés les plus intrépides, n’osent s’y aventurer, surtout en saison des pluies.
Il va sans dire que, les négociations engagées avec les nombreux conducteurs de mototaxis de la localité de Sombo, ont été particulièrement ardues, aucun conducteur de deux roues ne voulant se rendre à une destination que tous considèrent à juste titre comme étant une sorte de « casse-pipe ».
Usant de patience, rusant avec les mots, appâtant avec l’argent, nous avons réussi à convaincre un certain Pascal B. Un jeune motocycliste filiforme, au teint sombre. Le jeune homme s’est résigné à nous transporter pour la modique somme de 5000 francs. Il faut rappeler qu’en tant normal, le coût d’un aller-retour, Sombo-Biyouha, est de 2000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser », décidera unilatéralement, Pascal B. d’un ton sec, en nous rappelant qu’en cas de panne, nous supporterons tous les frais y afférant.
Le voyage s’est déroulé sous un interminable crachin. Su les pentes abruptes, il nous fallait, chaque fois, descendre pour faire avancer l’engin par ma force des mollets ; sur une piste complètement détrempée, transformée en patinoire et presque rétrécie par la broussaille. Malgré le temps maussade, nous admirons en passant, le bel alignement des palmeraies.
Après une descente particulièrement périlleuse, nous nous retrouvons nez à nez avec la « Kelle », l’une des deux rivières dont le département du Nyong et Kelle tire son nom. Contre toute attente, nous franchissons un pont apparemment peu utilisé et en bon état. Après un peu plus d’une heure et demie de calvaire, nous atteignons Biyouha. Soulagés de n’avoir à déplorer aucune panne ni une malencontreuse chute.

Ndjeng Alain Montant, chef traditionnel
« Un village atypique »
Le village Memel fait partie intégrante de l’arrondissement de Biyouha. Il a été créé en 1942 et le premier chef fut sa Majesté Ndjeng Mapan Petro. Je suis le 5e chef de la dynastie, Ndjeng Mapan. Le village Memel s’étend le long de la route, Pouth ville-Meml, Biyouha-Bogso. Il est limité au Nord par le village Pouth-Kelle, au Sud par la rivière Kelle, à l’Est par le village Biyouha. Il compte 1200 âmes. Ici, l’activité économique dominante est l’agriculture, les cultures du palmier à huile et du bananier plantain. Cependant, le petit élevage prend de l’ampleur, l’élevage industriel y est représenté par une ferme. Nous avons une école primaire à cycle complet. Un forage d’eau fonctionnel se trouve à Memel-centre. C’est à peine s’i travaille tout le village.

Nkot Nlend Suzanne, présidente sous-section OFRDPC
Le problème d’enclavement est réel.
La sous-section OFRDPC de Biyouha Nord a environ 250 militantes reparties en cinq comités de base : Biyouha-Mandengue ; Bihouha centre administratif ; Memel Song Dibong ; Toun Ngog et Song Konmondo. Le RDPC, parti au pouvoir, est majoritaire dans notre localité. Les femmes de notre parti se sont organisés en petits groupes de travail communautaire. Nous excellons dans la culture des produits vivriers. Mais faute de débouchés, certaines d’entre nous ont tendance à baiser les bras. Le problème d’enclavement est réel. Nous avons toutes les difficultés pour écouler notre production agricole vers les grands centres de consommation.

Nyemeck Marc, enseignant
Il faut équiper le CES
Créé en 2005 et ouvert en Août 2006, le CES de Biyouha est un établissement public de premier cycle du secondaire. Il est doté d’un bâtiment de deux salles de classe depuis 2005. Ces deux salles de classe ont été compartimentées en matériaux provisoires par l’association des parents d’élèves, afin de contenir tous les enfants, de la 6e à la 3e. Cette année, l’établissement fonctionne avec 80 élèves. Ce taux de fréquentation est ba, parce que beaucoup d’élèves de la localité préfèrent aller ailleurs, à cause du manque d’enseignants à Biyouha. Dans ce registre, il faut se féliciter de l’action conjointe menée par l’APE et une élite de la place, dans le but de prendre en charge le paiement des salaires des enseignants vacataires. Ces enseignants vacataires ne sont pas à négliger, le CES de Biyouha ne comptant aucun au professeur fonctionnaire ou contractuel. Il convient aussi de signaler que le poste de surveillant général y est vacant depuis sa création, que le corps administratif se limite au directeur et à l’économie. Ces deux responsables n’ont pas de bureau, l’institution ne disposant pas encore d’un bloc administratif ».

Y aller
Au départ de Yaoundé :
Gare routière Mvan, jusqu’à la localité de Sombo sur une route bitumée Coût du transport : 1500 francs

Au départ de Sombo-Biyouha
Route en terre
Coût du transport : 1500 francs en aller simple. Seuls capables d’affronter le mauvais état de la route, les motocyclistes de la ligne vous exigeront 5000 francs pour un aller et retour, en saison des pluies.
Hébergement : Biyouha ne dispose d’aucune structure d’hébergement.

Repères
1992 : Erection en district
12 mai 2008 : un décret présidentiel élève la localité au statut d’arrondissement
Population : 10 000 habitants
Structurellement parlant, Biyouha est la plus petite unité administrative du département du Nyong et Kellé. C’est aussi l’une des plus jeunes. D’où, peut être, l’excuse qu’on pourrait lui trouver, par rapport à son grand dénuement en équipement de base. Dans cette localité d’environ 10 000 âmes, dont tout au plus quelques centaines d’habitants dans ce qui tient lieu de centre urbain, l’eau potable est une denrée rare. L’on s’éclaire encore à la lampe tempête. Tout est donc à bâtir. Mais si cet arrondissement souffre d’abord de son enclavement, il n’en demeure pas moins riche de ses ressources naturelles et d’une population laborieuse. Des atouts qui font de Biyouha, une terre attelée au train du progrès. Il suffit de la doter, par exemple, de routes et d’exploiter ses abondantes ressources, pour que ça roule.

A 100km de Yaoundé en allant vers Douala, il faut quitter la route principale et s’abandonner aux détours initiatiques d’un petit chemin qui serpente dans la forêt : c’est la desserte qui conduit à Biyouha, ancien district, érigé en arrondissement lors du dernier découpage territorial de 2008. Erigé en unité administrative dans les années 90, Biyouha, est demeurée un gros village typiquement Bassa. Le hameau étale au grand jour, sans honte, mais on sent la fierté qui habite naturellement ses natifs, son grand dénuement et ses potentialités. Le tableau est plutôt sombre. Tout presque, est à bâtir. La ville, s’y l’on ose l’appeler ainsi, n’a aucun équipement de base. Il va sans dire que, structurellement parlant, Biyouha se recense parmi les unités administratives moins nanties du département du Nyong et Kellé. « Lorsqu’un fonctionnaire est affecté à Biyouha, il commence par se demander quelles fautes commises dans son précédent poste, l’excluent de cette manière et pour plusieurs années, des villes ou des localités dites civilisées. » Ces propos arrachés à un fonctionnaire de la place, ne sont pas exagérés. C’est peut dire que, le retard accumulé par Biyouha est criard. Le bled, n’a ni eau ni électricité. Les rares services, en l’occurrence la sous-préfecture et la gendarmerie, sont logés dans de petites cases en semi-dur apparemment conçus pour l’habitat familial et non pour abriter des bureaux. L’une des chabrettes affectées à la gendarmerie tient lieu de logement à l’un des trois sous-officiers qui y sont affectés. La sous-préfecture, elle, a installé son siège dans les locaux de l’ancien poste agricole. La direction du CES, faute de bâtiment administratif, squatte dans une pièce de la mairie. L’école publique, à cycle complet, a tout au plus deux ou trois maîtres qualifiés. Sur le plan sanitaire, la couverture médicale est inexistante. La bourgade n’ayant ni hôpital ni dispensaire ! La couverture sanitaire souffre d’une telle carence que l’on observe, selon le sous-préfet, la résurgence de certaines maladies presque éradiquées ailleurs. Le centre médical d’arrondissement dont la carcasse se dessine à un jet de pierres du CES, est l’unique service officiel en chantier dans cette localité où apparemment tout reste à bâtir. La mairie, assez belle bâtisse, tutoie la place des fêtes.

Enclavement
Malgré tout, Biyouha dispose d’importants atouts pour son développement, mais connaît aussi d’énormes problèmes qui en contraignent l’exploitation. Potentiellement riche, cette localité accuse cependant un grand retard dans son développement, à cause de l’enclavement. Les routes et les pistes secondaires qui desservent la localité sont dans une impraticabilité notoire. En conséquence : certains villages sont en permanence isolés. La question des voies de communication constitue le principal problème dont les conséquences néfastes, pèsent sur l’ensemble de l’activité économique et sociale. C’est pourquoi, le récent conseil municipal accordé la part belle aux opérations de désenclavement. Le programme d’action du maire Paul Henri Ngué et son équipe, vise aussi à briser tous les obstacles qui bloquent la mise en valeur des atouts existants. Des richesses importantes existent e effet, et pourraient contribuer à l’accomplissement du bien être de la population.