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BUEA en bref

samedi 5 février 2011

BUEA
A 30 km au nord de Limbé, dans les brumes qui enserrent les flancs du mont Cameroun, siège Buéa (prononcer Boya). Capitale du protectorat allemand de 1901 à 1909 avant de devenir, entre 1961 et 1972, celle du Cameroun occidental, Buéa est à présent la capitale de la province. Nostalgique pour les plus optimistes, sombre pour les autres, l’atmosphère qui y règne est alourdie par le climat humide et le brouillard qui l’habite, surtout en saison des pluies.
Entourée de plantations de thé et de palmiers, propriété de la CDC. la ville abrite l’un des mouvements sociaux les plus déterminés. Le Bakweri Land Claim Committee (BLCC), comité qui lutte depuis plusieurs années contre la privatisation par le gouvernement de la CDC à Bota, à quelques dizaines de kilomètres de là.
Ce comité, très attaché à ses terres, chèrement conquises dans le passé, illustre les résistances locales à la politique du « tout privatisation » prônée par le FMI et appliquée par le gouvernement camerounais, d’autant que l’opacité dans laquelle se déroulent les opérations de cession nourrissent les rancœurs (la rumeur rapporte, entre autres, que des intérêts sud-africains se seraient emparés de la filière thé) à un moment où le Cameroun anglophone est de lus en plus secoué par des mouvement sécessionnistes.

Transports
Les taxis-brousse en provenance de Douala font le trajet (la route est en très bon état) pour 1 500 F en une bonne heure, bien moins si l’on arrive de Limbé. Ur place les taxis ne sont guère nombreux et sont pour la plupart collectif, le ramassage coûtant toujours 200F.
A l’entrée de la ville, la gare routière est noyée dans un flot de cybercafés, un aspect moderne qui détonne dans une ville qui paraît quelque peu à l’abandon.

LE MONT CAMEROLIN
Englué une grande partie de l’année dans la brume et le brouillard, le mont Cameroun s’apparente à un géant invisible, dont la présence pèse sans que jamais (ou presque) on le voie. Montagne fantomatique, 2e sommet d’Afrique du haut de ses 4 100 m, le mont Cameroun ou mont Fako (Char des dieux) est surtout un volcan à la fureur rare mais dévastatrice. La dernière éruption remonte à 2000. Une coulée de lave de 300 m de long a tout dévasté sur son passage, ravageant les palmeraies et plantations alentour, pour s’arrêter à quelques dizaines de mètres du Seme New Beach Hotel de Limbé. Saignée noire et fumante après chaque pluie, elle affiche en moyenne une hauteur de 10m.
Les chutes d’Ekombe
A ne pas confondre avec la chute d’Ekm Nkam, située dans la région de Melong ; Bangwa et Bafang. Les chutes d’Ekombe se trouvent à une petite heure de route Buéa, près du village d’Ekondo Titi. Cette coulée d’eau en forme de demi-cercle, au milieu de la forêt vierge, s’étend sur près de 100m et tombe d’une hauteur de 30m, offrant un très beau spectacle au promeneur qui s’aventure jusque-là.

BUM
Bum : A la recherche d’un partenaire de développement viable Bum est le nom collectif de la zone qui couvre l’arrondissement de Bum, avec Fonfuka comme le chef-lieu. Les sources administratives indiquent que les élites de la région ne s’intéressent pas aux problèmes de développement. Néanmoins, l’association pour le développement de Bum est un modèle d’efforts de développement. La crise de la chefferie peut aussi être tenue pour responsable du ralentissement du développement. L’installation de leur nouveau maire a récemment amené les fils et filles de Bum à s’associer pour avancer, dans l’espoir qu’en choisissant de voer le RDPC, parti au pouvoir, une meilleure attention pourrait être prêtée à Bum.

Accessibilité
Départ : Du chef-lieu de l’arrondissement de Fundong en passant par Buabua, Kimbi jusqu’à Fonfuka sur le « Bendskin » ou à pieds durant des jours ‘environn 110 km).
Par voiture à quatre roues de Fundong en passant par les départements de la Mezam, Ngoketunja, Bui et Donga Mantung (environ 300km).
Frais de transport : 10 000 frs par Bendskin en partant de Fundong et 8500 frs en passant par la Mezam, Ngoketunja, Bui et Donga Mantung.

Dossier de faits
Infrastructure routière : Aucune voie d’accès en partant du chef-lieu du département de Fundong.
Hébergement : Maisons d’habitation individuelles Populations : Plus de 60000 habitants répartis sur les chefferies de Bum, Sawi, Nungong, Faat, Jul, etc.
Caractéristiques : Un peuple travailleur victime de l’acuité de l’enclavement.

De quelque coin qu’on se trouve, il est quasi impossible de louper le « Char des
dieux » qui couvre la ville de son ombre majestueuse. Le mont Cameroun, qui culmine à 4100m d’altitude, est non seulement le principal repère à Buea, mais aussi le point le plus élevé du Cameroun. Sur son sommet, et même parfois partant de sa base, plane un épais brouillard. « Le mont Cameroun est devenu le principal attrait touristique de la ville. Nous sommes connus à travers le monde entier grâce à cette montagne, et nous faisons un faux intéressant de touristes à l’année », se réjouit le Pr Victor Julius Ngoh, vice-recteur chargé de la recherche et de la coopération avec le monde des entreprises à l’université de Buea.
Selon des témoignages concordants, l’université a joué et continue de jouer un rôle impressionnant dans le développement de la ville. « Avant, Buea n’était qu’un grand village que même l’Ecole supérieure de formation des interprètes (Asti) n’a pas réussi à faire décoller. Il a fallu l’arrivée de l’université pour voir le déclic. Plusieurs activités économiques se sont greffées autour d’elle », explique Victor Julius Ngoh, en service dans cette institution depuis sa création en 1993. Plusieurs autres établissements scolaires et universitaires privés ont poussé à l’ombre de l’université de Buea, avec autour une intense activité commerciale (photocopie, photographie, restaurant, cybercafé, secrétariat bureautique, prêt-à-porter, call-box, etc.).
Dans la même période, la principale artère qui traverse la ville montagneuse a bénéficié d’une extension. « Prenant conscience que c’est la principale route de Buea, le gouvernement a grandi la voie qui était jusque-là un sentier qu’une avenue. Elle est maintenant à double sens, avec turne sur 18km allant de Mile 17 Buea Town. Grâce à l’électrification de ce tronçon, Buea ressemble aujourd’hui à une ville moderne », se félicite M. Julius Ngoh. Mais cette expansion semble concentrée à un seul lieu : le quartier Molyko, qui comprend plus des infrastructures suscitées, le fameux stade éponyme qui point de départ et d’arrivée des s de l’ascension « La course de l’espoir ». A Buea, il est fortement déconseillé de construire à plus de trois niveaux à cause de l’activité volcanique latente du « Char es dieux ». Les multiples immeubles respectant cette disposition nt de mini-cités aux étudiants et même aux enseignants.
Pour retrouver les institutions administratives, il faut grimper jusqu’à Buea Town. Là trône « la province », l’édifice qui abrite les services du gouverneur. Plus loin, on peut voir quelques serviront de souveraineté tels que la légion de gendarmerie et le commissariat de Police. Beaucoup de délégations régionales du Sud-Ouest sont basées à ….Limbe, ville balnéaire sur les berges de l’océan Atlantique et située à pierre d’ici.
Buea est en effet la seule capitale régionale camerounaise dont la délégation du gouvernement est basée dans un chef-lieu de département ; même la préfecture se trouve à Limbe, où réside également le premier adjoint préfectoral. Ce qui fait dire à plusieurs personnes de Buea que Limbe est « la ville de fonctionnaire ». Et des affaires. Du coup, la marie de Buea ne bénéficie que de maigres recettes. Un argument souvent brandi par l’exécution communal pour justifier la faiblesse des investissements municipaux dans la ville. Cette situation, qui fait de Buea une « capitale démembrée », est souvent source de frustrations que beaucoup préfèrent vivre dans le silence. Buea a pourtant été triplement capitale du Cameroun. Lorsque, le 12 juillet 1884, le Traité germano-duala est signé, c’est Buea qui est choisi comme capitale administrative du Kameron allemand. Mais la ville, construite sur les flancs du Mont Cameroun, est en permanence plongée dans les brumes mystérieuses du colosse… Le climat, frais et humide, est jugé propice par les colons. Aujourd’hui encore, Buea continue de porter les stigmates de son passé colonial. Sur les flancs du majestueux Mont Cameroun, quelques tombes toujours fleuries et des bâtisses à l’architecture massive rappellent encore la présence de l’occupant.
Après leur échec à la première Guerre mondiale (1914-1918), les Allemands laissent la place aux Français et aux Anglais, qui se partagent le pays. Limbe, la ville balnéaire avec son sable noir, prend alors des allures « Very british ». Les Anglais la baptisent Victoria. En 1961, lorsqu’intervient la réunification, le Cameroun a ses parties orientale et occidentales. Buea sera la capitale du Cameroun anglophone jusqu’en 1972, année de l’unification, avant de devenir le chef-lieu de la province, puis de la région du Sud-Ouest alors que Limbe demeure le chef-lieu du département du Fako qui comprend Buéa. C ‘est le seul cas de figure au Cameroun.
Si Buea est complètement ouvert à la modernité, elle a aussi gardé les pieds dans la tradition. On y compte plusieurs « Chief », gardiens de cet ancrage au terroir. C’est le cas de « Chief » Molinge à Muea, ou encore le « Chief » Monono à Soppo. Mais de tous ces « Chief », c’est le « Paramount Chief » Endeley, le porte-parole des chefs, qui est le plus vénéré.
Au-delà de cet attachement à l’autorité traditionnelle, le Pr Victor Julius Ngoh déplore la dégénérescence des chefferies de plus en plus minées par des querelles intestines et des luttes de succession. C’est ce qui explique que le successeur « Chief » Bomaka, décédé il y a plus de cinq ans, ne soit pas encore désigné. Et c’est malheureusement des situations de plus en plus récurrentes. Mais ce que M. Julius Ngoh déplore le plus, c’est l’invasion du tourisme sexuel. Jadis ancré à Limbé, ce phénomène étend progressivement ses tentacules jusqu’au pied du Mont Cameroun. Sans doute que Dorothy Njeuma, P.M. Naklé, Njoh Litumbe et autre Dr I. M. L. Endely, qui ont occupé ou occupent d’influents postes de responsabilité au sein de l’administration camerounaise, auront à cœur de conjurer au plus vite ce fléau.