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ENDOM en bref

samedi 5 février 2011

ENDOM

Au début des années 60, Endom n’était qu’un banal petit hameau auquel on accordait que très peu d’intérêt. Les habitants d’Endon étaient alors de simples paysans, vivant d’agriculture, du petit élevage, de chasse et de la pêche. Chef-lieu de l’Arrondissement du même nom, Endom est devenue depuis les années 80, la ville de service à laquelle on a recours pour se former, se cultiver, se ravitailler et s’épanouir tout simplement. La situation géographique d’Endom en a fait une petite grande ville bien équipée en infrastructures de première nécessité. Chose rare ^pour les villes de sa génération. Ainsi se présente cette petite localité »mosaïque » où époques et styles se juxtaposent pour former un paysage urbain où il fait bon vivre.
Y ALLER
Gare routière de Minboman ou de Mvan
Distance : 150 km (en partie bitumée)
Hébergement : auberge (5 000 à 8 000frs) la nuitée
Repères
Région : Centre
Département : Nyon et Mfoumou
Statut : Arrondissement
Date de création : District (1968) Arrondissement (1981)
Superficie : 1400 km2
Population : 65 000 habitants
Population urbaine : 5 000 habitants
Activités économiques : Agriculture, petit élevage, pêche, artisanat
Division administratives : 03 Groupement (Maka-Sud, Mbida-Mbani, Essakon)
Baigné par le fleuve Nyong et de nombreux cours d’eau très poissonneux, Endom, troisième arrondissement du département du Nyong et Mfoumou, semble concentre toutes les merveilles de la création ; l’horizon y est partout dessiné par les silhouettes d’une végétation luxuriante où pullulent les essences les rares. Deux vraies routes traversent ce territoire de 1400 km2, peuplé d’environ 65 000 âmes, dont 10 000 pour Endom-ville et les villages avoisinants. La plupart des villages ne sont accessibles qu’en tout terrain, encore faut-il que la météo, capricieuse en saison des pluies, le permette. A l’origine, Endom n’était qu’une concentration de cacaoyères et de cultures vivrières implantées sur le site de l’actuel périmètre urbain. En fait, pour départager les localités d’Edjom et d’Ekoudou, qui se battaient avec acharnement pour être le chef-lieu de la nouvelle unité administrative, les pouvoirs publics ont joué de sagesse pour trouver un village neutre, situé à égale distance entre les deux principales rivales. Ainsi le choix s’est porté sur Endom, qui réunissait plus ou moins tous ces critères. En 1965, l’unité administrative, qui voit le jour, sera érigée en arrondissement en 1981.
Ainsi est née, Endom, qui veut tout simplement dire plantation. Du temps où les populations locales disaient « maké Endom », qui se traduit par « je vais au champ ». Une traduction, pourtant pas très éloignée de la première, qui renvoie le mot « Endom » à « domb », qui signifie guerre en langue maka.
Alors, faut-il y faire un rapprochement avec le fameux champ de bataille où les Maka et les Mbida-Mbani se battaient pour s’approprier le site ? On n’en saura pas d’avantage. Ce d’autant plus que, pour d’autres, le nom Endom n’est tiré de nulle part… Toujours est-il que, les principales composantes ethniques de l’arrondissement : Mbida-Mbani, Essakom et Maka- sud y vivent en bonne intelligence Avec ses habitants un rapport un peu affectif. On y respire un air provincial qui contraste avec l’atmosphère électrique de ses grandes voisins et devancières que sont : Mbalmoyo, Akonolinga et Sangmélima . Rien de spécial n’évoque à Endom, l’image d’une ville ayant eu un passé colonial. Ici, les constructions sont toutes récentes, ou presque. La ville, apparemment, a été tracée au cordeau selon un schéma d’urbanisme bien conçu. Le périmètre urbain se décline en cinq blocs reliés les uns les autres, par des rues et des ruelles non bitumées qui, toutefois, nécessitent une prompte réhabilitation au risque de les voir totalement obstruées par la broussaille. Endom essentiellement administrative, d’où une atrophie relative des activités commerciales. Les services administratifs sont logés pour la plupart dans le bloc IV, légèrement surélevé qui abrite entre autres, la mairie, la sous-préfecture, le tribunal et le CETIC. En contrebas, se trouve le petit centre commercial qui est en réalité un îlot de bars et d’échoppes construits, hélas, en un modèle unique, sans originalité architecturale. Le grand hangar faisant office de marché aux vivres nous est apparu bien moins achalandé. Et pour cause ! La presque totalité de la production locale est orienté vers les grands centres urbains où elle est écoulée au prix fort. Endom a été construite sur un modèle un peu commun à de nombreuses villes camerounaises de sa génération, avec une place des fêtes et une tribune officielle pour les rassemblements de masses. Au niveau_ des commodités, la petite cité, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, est à l’abri de service minimum. Ici, on ne connaît pas le mot « délestage ». La ville est alimentée 24H/24H par deux groupes électrogènes fonctionnant alternativement d jour et de nuit. De même, avons-nous observé que le problème de logement ne se posait pas. La plupart des fonctionnaires approchés se sont apparemment accommodés au cadre de vie que leur offrait cette ville « attachante ». Communication difficile. Pour autant, tout n’est pas si rose à Endom. L’infrastructure routière, assez satisfaisante dans le périmètre urbain, est très défectueuse à la périphérie. Les moyens de transports, totalement amortis, sont pour la plupart d’une autre époque. Les taxis de brousse inconfortables et très vieux appliquent des tarifs hallucinants les « Opeps » toujours surchargés, frôlent tous les jours la catastrophe. Il n’est pas rare qu’un trajet de quelques kilomètres s’accompagne de plusieurs heures de retard. Tant qu’à faire, la communication est un réel casse-tête pour les résidents. Les autorités de l’arrondissement, multiplient des appels envers des opérateurs de téléphonie mobile qui, apparemment, tardent encore à céder aux charmes de la « belle ». La nuit tombée, le petit centre commercial d’Endom qui se transforme en une ruche grouillante qui attire tout…Inexorablement. La faune nocturne fait son apparition pour une de ces soirées bachiques ancrées dans ses mœurs : petite prostituée vagabondage et délinquance primaire s’ébrouent, rappelant subitement au visiteur que Endom, malgré les apparences n’est pas forcément une sainte-nitouche.
Loin des turbulences, la municipalité d’Endom s’efforce de trouver de nouveaux débouchés susceptibles de renflouer ses caisses vides. Outre l’acquisition d’une forêt communale et l’exploitation d’un champ d’hévéa de plusieurs hectares, le tourisme pourrait également être une remarquable source de revenus. L’arrondissement traversé par le Nyong et ses terres vierges, pourraient attirer des visiteurs en quête d’évasion. Autant d’enjeux qui passionnent les populations locales et trouvent un écho favorable auprès du jeune maire, Didier Ondoua Ondoua qui, du reste, ne tarit pas d’ambitions pour la commune dont il a la charge.
A dix minutes d’Endom le village d’Ekoudou et sa poignée de rue »s, ses sentiers encore humides de rosée et sa cinquantaine d’âmes se livre aux visiteurs avec candeur. Impossible de s’y perdre entre ses cases basses en terre battue, où se mêlent des maisons en brique de terre cuite du plus pur style colonial. Sur la grande cour du village se dresse fièrement le palais du roi. Une belle gentilhommière ayant résister à toutes les vicissitudes du temps. Ce palais, selon notre guide, avait été bâti par sa majesté, Anyou-Zoa Marc, chef supérieur, Mbida-Mbani, ayant régné de 1936 à 1971. Pour la petite histoire, le chef Anyou-Zoa, très autoritaire a réussi à pacifier les Mbida-Mbani, les Maka du sud et les Essakom, les trois principales tribus en proie aux guerres tribales pour les mettre sous sa seule autorité. Après l’indépendance, sa grande chefferie s’éclatera en trois groupements distincts : Mbida-Mban, Essakom et Maka du sud. Son fils Anyou-Zoa Emmanuel, l’actuel chef a été intronisé à la mort de son père, et continue de régner sur ce bourg un peu endormi mais riche en souvenirs évocateurs.
En peu de temps on peut faire le tour de cette agglomération qui dévoile un peu chichement ses charmes. Chaque site, à l’instar de la belle paroisse de l’Église Presbytérienne du Cameroun (EPC), mérite l’honneur d’une excursion méditative. Mais avant « la contemplation », comment rester insensible à la propreté du petit dispensaire du village qui a la particularité de s’alimenter à l’énergie solaire. On a l’architecture coloniale du bâtiment principal de l’école, et la poste agricole témoigne d’une époque qui fut, à coup sûr, faste. Ekoudou qui fut le candidat malheureux au choix du chef-lieu de l’arrondissement au profil d’Endom se console de son riche patrimoine ancestral et de son passé féodal. Bien que très visité, le lieu garde son intimité et sa sobriété. Ici, l’absence de marchands de camelote laisse à chacun le choix de son propre souvenir.
L’arrondissement d’Endom a une superficie de 1400 km2 pour 65 000 habitants environ. Il est doté de soixante chefferies dont trois de deuxième degré. D’une manière générale, l’on y rencontre les Mbida-Mban, Essakom et Maka du sud qui vivent en parfaite harmonie.