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LIMBE en bref

mardi 8 février 2011

LIMBE
Après avoir serpenté entre les collines luxuriantes de la région, au bout de la route vient de Douala se trouve la superbe baie de Limbé, principale ville de la partie anglophone du Cameroun. Quelques rues construites en dur ne cachent pas la misère de cette population qui habite l’un des plus beaux endroits du pays. Apercevoir la mer au bout de ce chemin constitue toutefois une vraie respiration après de nombreux kilomètres de voyage.
Limbé a en fait été fondée en 1858 par un missionnaire anglais nommé Alfred Saker. Cette terre lui avait en effet été vendue par roi William de Bimbia. Connue d’abord sous nom de Victoria pendant plus de 120 ans, la ville fut rebaptisée Limbé en 1982 et conserve les stigmates de l’influence britannique avec la langue anglaise bien sûr, mais aussi Guinness ou le thé, très appréciés. Jadis, Limbé était avec Douala, l’autre grand port maritime du Cameroun. Mais aujourd’hui, Douala est devenue, sur le golfe de Guinée, l’unique porte d’entrée maritime du pays (même si Kribi, au sud, joue un rôle non négligeable sur le plan pétrolier. Le port de Limbé s’est lui, enfoncé dans une douce léthargie.
Certes il retrouve occasionnellement un regain d’activité, principalement grâce au commerce du bois, mais cela n’empêche malheureusement pas la dégradation progressive de ses installations Le centre de Limbé forme un labyrinthe de rues et de ruelles articulées autour de Church Street. Ce quartier reste animé jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Outre les églises qui lui donnèrent son nom, Church Street est bordé de restaurants, de bars et de petits hôtels plus ou moins engageants. Au bout de cette rue sont installées 2 stations service dominées sur les hauteurs voisines par la maison du préfet.
A l’écart du centre, sur le front de mer, le quartier historique de Limbé, avec ses bâtisses centenaires aujourd’hui occupées par différentes administrations, et ses monuments, fierté de la population locale, méritent une petite visite. On les doit dans leur I grande majorité aux Allemands qui occupaient le terrain à la fin du XIX » siècle et au début du XX ».
Devant, le long de la plage, s’alignent les pirogues des pêcheurs que l’on aperçoit souvent en mer. Certains pratiquent leur i métier à la nage ou debout sur des rochers. Le long de la route qui longe le front de mer se trouvent des échoppes où l’on peut déguster de bons poissons grillés.
Tout autour de Limbé s’étendent des palmeraies (d’où l’on extrait l’huile de palme ou le vin de palme), des plantations d’hévéas (qui servent à la fabrication du caoutchouc) et des bananerais, propriété de la puissante CDC qui emploi une très grande partie de la population locale et qui représente le plus gros employeur du pays après l’Etat. Ces exploitations occupent la moindre parcelle de terrain cultivable, des pentes du mont Cameroun jusqu’à la mer.
Il faut dire que les sots volcaniques, la chaleur et l’humidité de la région sont particulièrement propices à ce type de cultures. Elles forment un épais rideau végétal derrière lequel se cachent les eaux du golfe de guinée.
Comment s’y rendre
Limbe ex Victoria
Accès par route
A partir de Douala et de Yaoundé
Une seule compagnie de transport inter urbain dessert la ville :Garanti Express. Cependant,des minibus de 8 places(liteace) desservent la ville jusqu’à mile two.( à 6 km de la ville). Pour se rendre en ville, on emprunte un taxi payé 150 frscfa.
Accès par la mer
En provenance deu Nigéria et de la Guinnée équatoriale : axe emprunté par les pecheurs et les commercants et pas conseillé aux touristes.

Banques
• BICEC
B.P. 16, Down Beach Tél/Fax : 3 333 26 51 Sur le boulevard où trône le monument Saker, la BICEC demeure la seule banque de la ville munie d’un distributeur de billets. Elle abrite également dans ses locaux un guichet Western Union.
• S.G.B.C
Down Beach Tél/fax : 3 333 24 83 Cette agence possède également un guichet Western Union.
• L.C.L
Tél : 3 333 26 29/3 333 02 81
IDENAU
A 15km au nord-ouest de Limbé, sur la route de la côte, se présente le dernier port du Cameroun, qui n’est plus tout à fait camerounais.
Les pêcheurs de tout le golfe de Guinée s’y retrouvent pour vendre ou échanger leur poisson.
Construit autour du vieux pont allemand rebaptisé pont Bibundi, ce village grouille. Les motocyclettes vont et viennent dans un ballet incessant. Les cabanes de pêcheur presque tous étrangers, et le marché sont situés au-delà du pont.
Entre les pirogues échouées sur la plage, les pêcheurs découpent et négocient leurs pêches, quand ils n’exposent pas un requin, prise exceptionnelle et fort chère. Et à quelques kilomètres, facilement avalés parles motos-taxis qui font le trajet, coulent les chutes de Bomana.

LINDOI
54 km déjà parcourus sur l’axe lourd Yaoundé-Douala. Un embranchement, puis une piste sinueuse qui mène au cœur de la forêt. 9 km à peine plus tard, Lindoï dévoile son visage. Une petite enseigne renseigne immédiatement le visiteur et le situe géographiquement. C’est la porte d’entrée de Bonjock, son chef-lieu d’arrondissement et de Makak, la commune voisine, explique Ton Manguèle, maire de Bonjonck et non moins élite du village Lindoï. Les maisons d’habitation, une cinquantaine, sont disséminées de part et d’autre de la route. Quelques occupants, lorgnent la rue à travers la fenêtre. La plupart sont au champ. Pourtant, selon les estimations du Mbombog Ton Manguèle, Lindoï est réputé pour être le village le plus peuplé de l’ancien district de Bôndjock. Quelque 1 000 âmes pratiquent au quotidien l’agriculture sur cette terre fertile. L’église protestante de Lindoï, inaugurée le 9 juin 2007, est une grande bâtisse érigée par ses habitants avec l’appui financier de l’Ong Afrifuture. Elle se dresse majestueusement à l’entrée de l’agglomération. Son immensité ne trompe point sur la tendance religieuse des populations de ce village, mais d’autres mouvements religieux s’y retrouvent aussi et la cohabitation est des plus pacifiques. La petite randonnée vers la diversité agricole de la région est loin d’être une partie de plaisir. Par cette saison pluvieuse, les pistes qui conduisent à Lindoï-centre ne permettent pas un trafic facile.
Après 15mn de route environ, un vaste champ s’étend à perte de vue dans le creux d’un ravin. Sur 3ha, le Gic Doro Farm y a installé son quartier général. Deux grandes fermes de plus de 1 500 poulets bien en chair éblouissent le visiteur. Une jeune dame en a la charge. Plus loin, 5 grands étangs s’étalent dans la vallée. Quatre sont réservés à l’élevage, et l’autre à la reproduction des alevins. « C’est en avril dernier que nous avons commencé avec ce site expérimental, qui est en réalité un espace accidenté et que nous avons mis en valeur. Il nous a fallu plusieurs essais avant d’arriver à ces étangs artificiels, dans lesquels nous élevons plusieurs variétés de poissons », explique Ton Maguèle, président du Gic.
Selon Aimérance Nguigo, technicienne en aquaculture et responsable de l’espace, ces étangs peuvent produire trois tonnes de poisson variant de 4 à 5 kg. Mais seulement, explique-t-elle, après chaque capture, « Il est important d’enlever la boue, puis de désinfecter le fond de l’étang avec de la chaux qui a pour rôle de tuer les prédateurs ». L’élevage des porcs constitue l’autre spécialité de Doro Farm, qui exposera ses produits en décembre prochain lors des rencontres agro*pastorales de Lindoï. « Ce sera un marché bord-champ, où la cible principale est le consommateur. Nous allons vendre à des prix réduits tous les produits issus de notre Gic. Nous allons par ailleurs faire la promotion de nos produits d’origine et donner à tout le monde la possibilité de s’en approprier », explique Ton Maguèle, promoteur de ces rencontres à venir. Outre ces produits, Doro Farm, ce Gic qui fait la fierté de Lindoï, dispose également d’hectares d’ananas, de tomate, de plantain et de bien d’autres produits vivriers. Comme ce regroupement, plusieurs personnes, à Lindoï, travaillent à leur propre compte dans la pisciculture. Une activité qui semble avoir pris le dessus sur la culture du cacao et du palmier à huile, ainsi que l’explique Ton Maguele. En réalité, Lindoï et la petite localité de Môm, dans l’arrondissement de Makakk, ne formaient qu’un seul village qui portait le nom de Mambinè. Avec le découpage administratif, le chef de division supérieur de l’époque, un Français du nom de Réli, a rebaptisé cette localité dans laquelle il trouvait des fruits très succulents. Selon le Mbombog, l’arbre qui produisait ces fruits portait le nom de Lindoï, mais le chef Réli éprouvait des difficultés à le prononcer. D’où « Lindo-hi ». Cette appellation est restée inchangée. Tout comme ses dirigeants, qui sont tous issus de la grande famille Log-Bayi depuis 1941. Le tout premier chef de Lindoï fut Nguene Likam. Aujourd’hui, c’est André Jules Libam qui en tient les rênes.