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MAROUA en bref

mardi 8 février 2011

MAROUA
Maroua
Maroua est une ville cosmopolite de plus de 130000 habitants, peuplée en majorité de Foulbé, Bororo et arabe Choa. Les Foulbé ont la réputation d’être d’excellents commerçants et fabricants d’objets d’art (ils sont spécialisés dans la tannerie), tandis que les Arabes Choa sont de grands éleveurs de bœufs. A Maroua, vous rencontrerez de nombreux musulmans, amis aussi des chrétiens et des animistes. Maroua est une ville assez agréable. Ses rues poussiéreuses sont bordées d’un nombre incalculable de vendeurs de fruits et de viandes. Les murs beiges ou ocre des maisons offrent parfois des cons d’ombre salvateurs. Dans cette partie du Cameroun, l’habitat local est moins précaire « que dans le sud ou dans les régions tropicales. La pauvreté y est moins apparente, même si la misère reste très présente. L’arrivée d’un Blanc potentiellement riche continue en tout cas de créer l’événement. Particulièrement dans le très beau marché de Maroua.
Ce marché, varié et coloré, reste un des principaux points d’intérêt de cette ville. Le meilleur jour pour le visiter est le lundi, mais l’animation y est permanente. On y rencontre toutes sortes d’artistes, regroupés par corporation ou par spécialité : des teinturiers, des marchands d’étoffes, des quincaillers et un nombre incalculable de vendeurs de transistors. Les guérisseurs en tout genre expliquent les bienfaits de leur médecine traditionnelle et les différents pouvoirs de leurs gris-gris. Le quartier des tanneurs, situé sur l’autre rive du Kallao, cette rivière qui coupe Maroua en 2 et qui est complètement asséchée une grande partie de l’année, vaut également le détour. Pour y accéder, si vous du centre commercial, il suffit d’aller tout droit. En venant du stade, prenez à droite. Et voilà, de jeunes gens travaillent des peaux d’animaux qui serviront à fabriquer des sacs, des chaussures, des ceintures etc.
Non loin de l’abattoir, le village des forgerons. Situé au pied de la montagne Koussel Bei, on y taille des couteaux, des lances, des sceaux, et même des fusils.
Maroua, par la qualité de ses installations et le charme qu’elles dégagent, est une très bonne base pour organiser un périple dans la partie septentrionale du Cameroun. Y revenir le soir, éreinté, après une longue journée, et déguster un thé ou une bière en terrasse, est un vrai plaisir.

Quelques distances kilométriques
Maroua/Garoua : 212 km
Maroua/Ngaoundéré : 510 km
Maroua/Nd’jamena : 270 km
Maroua/Waza : 120km
Maroua/Mora : 60km
Maroua/Mokolo : 80km
Maroua/Rhumzu : 140km

Transports
Comment y aller
En Avion.
Maroua possède son propre aéroport régional (Maroua-Salak) situé à 23km de la ville. On peut donc rejoindre la ville en avion, depuis Yaoundé ou Douala. Un vol par jour est censé relier le nord du pays (cette solution est certes la plus rapide du moins sur le papier, mais aussi la plus onéreuse et la plus aléatoire). Même remarque que pour Ngaoundéré et Garoua concernant l’avion, la CAMAIR est on ne peut moins fiable.

CAMAIR
Tel. 229 10 50 / 10 21
L’aéroport de Maroua est en fait situé dans le bourg de Salak (d’où son nom).
En bus.
Des bus relient régulièrement Maroua et Garoua. Comptez environ 3 heures et 2 000 francs pour le trajet. Sur place, les taxis ne sont pas nombreux, aussi est-ce préférable de passer par les agences de voyages pour les excursions dans la région (les hôtels proposent quelques circuits également). Pour les petits trajets en revanche, les mototaxis sont partout. Un dépôt coûte ici entre 100 f et 200 f. En voiture.
La route vers Maroua, en venant de Garoua, est entièrement bitumée et en très bon état. De plus, la circulation sur cet axe, qui se prolonge jusqu’au Tchad, est en général limitée, ce qui rend le voyage encore plus agréable. Gare néanmoins aux camions qui sillonnent les routes. Evitez de circuler la nuit, cela vous épargnera de nombreux risques d’accident, la route n’étant pas éclairée. Par par ailleurs, même qi la route est sécurisée, il se raconte encore dans les taxi-brousse que des pirates sévissent dès le soleil couché sur ces chemins au confluent de 4 pays. Enfin, prévoir de la monnaie pour les péages. Dans l’autre sens, au départ de Nd’jamena, il faut prévoir de rouler le jour, car le pont qui relie Kousseri à la capitale tchadienne se ferme à 18 heures.
Arriver à Maroua par la route permet d’admirer à loisir, pour peu que le temps s’y prête, les magnifiques paysages du nord-Cameroun. C’est comme si l’on était dans un autre pays, tant le contraste avec les forêts du sud et du littoral est fort. On découvre, au fil des kilomètres, les amoncellements de cailloux qui rythment ces vues de l’Afrique sauvage. La savane s’étend tout autour. Un spectacle saisissant pour ceux qui n’ont encore jamais pénétré le cœur de ce continent. On s’attend souvent à voir déambuler a coin d’un virage un troupeau d’éléphants ou de girafes.

C’est une communauté urbaine
Le Délégué du Gouvernement est Communauté Urbaine de Maroua : M. BAKARI Robert
Fraîchement dotée d’une université d’Etat, matérialisée a ce jour par l’Ecole normale Supérieure, la ville de Maroua, pompeusement appelée la belle, ne jure plus que par la grandeur. Le chef-lieu du Diamaré et de la région de l’Extrême-Nord veut à tout prix devenir la troisième ville du pays, après Douala et Yaoundé. au regard de son poids démographique, de ses activés commerciales, Maroua pense que son heure a enfin sonné. Nonobstant, son éloignement de l a capitale politique et les éclats de voies de ses élus locaux, les pouvoirs publics semblent avoir accordé leur onction à Maroua. Tous les feux sont donc au vert. A Maroua, la conquérante, de saisir sa change.
Y ALLER
• DE YAOUNDE : Par train jusqu’à Ngaoundéré
• De Ngooundéré : agences de voyages, cars de ramassage
• Etat de route : bitumée
• Longueur du trajet à partir de Ngaoundéré : près de 500 km Coût du transport
• Par train :10 000 Francs (2e classe), 17 000 Francs (1 ère classe), 25 000 F (Wagons à quatre lits) et 28 000 francs (Wagons à deux lits).
• Par bus ou cars à partir de Ngaoundéré : 6 000 francs
• Par vol : une compagnie aériénre privée dessert la ville avec quatre vols par semaine : dimanche, lundi, mercredi et vendredi.
• Coût Yaoundé-Maroua-Yaoundé : 192 000 francs (classe éco)
• Daouala-Maroua-Yaoundé : 197 000 francs (classe éco)
• Structures d’Hébergement : une vingtaine d’hôtels et plusieurs
REPERES
• 1939-1950 : cette unité administrative faisait partie de la région du Nord
• 1950-1959 : le Diamaré
• 11 novembre 1981 : Création du Diamaré par décret n°81/521
• 1996—2008 : érection de Maroua en commune urbaine à régime spécial
• Population : 700 000 habitants environ
• Composantes : les Guiziga, le Mofou (Autochtones), les Peuhl, les Mafa, les Toupouri, les Mandara, les Kanuri, les Mada, les Zouglo, les Méri, plusieurs ressortissants du Sud-Cameroun. QUELS BILAN FAITES-VOUS DE VOTRE GESTION DE LA COMMUNE DE MAROUA Ier ?
La commune d’arrondissement de Maroua Ier est le fruit du morcellement de la ville de Maroua en trois unités administratives. Elle a pris corps en 2007 au terme des quelles j’ai eu privilège d’être porté à la tête de cette jeune commune. Dès les premiers mois à la tête de cette municipalité, on peut se satisfaire d’avoir pris la mesure des problèmes des populations au moyen des études, des diagnostics qui ont été faits. Nous sommes dans une phase qui doit nous conduire à la mise
MAROUA POSSEDE DES ATOUTS POUR ETRE LA TROISIEME VILLE DU PAYS
Bakari Robert, Délégué du gouvernement, dévoile les principaux axes de sa vision pour faire de Maroua une très grande ville
Il s’agit de faire vde Maroua, qui se dispute la troisième place avec Douala et Yaoundé qui ont logiquement les deux premiers villes du pays.
La ville va s’agrandir avec la création de l’Université de Maroua, parce que ce genre d’institution ne se donnent pas aux bourgades. Sa Majesté, ADOULAYE YERIMA, MAIRE DE MAROUA IIe : « le développement est une affaire de tous »
Maroua, la cité calfeutre dans les feuillages, présente plusieurs facettes. Il y a d’abord cette image que tout le pays retient d’elle, Maroua la belle, chef-lieu de Diamaré et de la région de l’Extrême-nord. C’est à l’entrée de cette cité mythique qu’on éprouve les premières sensations , précisément sur le pont Makabaye, fleuron de la coopération franco-camerounaise. A un jet de pierres de cet ouvrage d’art, le monument de la bataille D’Ibba Sangué, symbolisé par un vaillant chevaillier,résume l’histoire de Maroua,ville forgée à travers des enquêtes. Chemins faisant, on decouvre le charme,le vrai visage de la ville.AZiling,au lieu dit carrefour para, la marché quotidien des vivres encombre la chaussée, en permanence,.On circule péniblement entre vendeurs et badauds. Grands camions garés sur la Nationale,sous le regard des policiers. On est de plain-pied à Maroua 1. A Djarengol, la rue ombragée est bitumée,mais essaimée de cassis et de nids de poule. Le visiteur finit toujours par atterrir à Domayo, le célèbre quartier jaloux de son avenue baptisée boulevard du Renouveau. Quartier qui tient lieu de « Carrefour de la joie » où les noctambules convergent la nuit tombée. Avec pour préférence,le coin appelé « Avion me laisse » où l’on déguste les carpes braisés en sirotant une bière. Non loin du stade municipal à Hardé, des maisons poussent en bordure du Mayo Dada Mama, malgré les injonctions des autorités.
Maroua IIème commence après les mots verts et rouges, joyaux fièrement dressés sur le mayo Kaliao (redoutables cours d’eau en saison des pluies, curieusement sec d’octobre à juin). Là, c’est la cité des arts. En enjambant le pont rouge œuvres des Français, on arrive aux services du gouvernement. Après le pont vert, legs des Allemands, c’est la cathédrale Notre Dame de l’Assomption. Le point du pont de Maroua. Il reste le centre artisanal, situé à l’entrée du marché grouillant de Maroua qui connaît une affluence particulière des lundis. A l’intérieur comme à l’extérieur du site, des artisans exposent divers objets d’art : nappe de tables, babouches, sacs à main, colliers… le musée d’art, logé dans le même édifice que le centre artisanal, conserve le patrimoine culturel qui retrace le passé de ces peuples mosaïques. L’avenue Kakataré, entièrement ombragées, fait aussi la fierté de Maroua II qui abrite le mythique lamidat de Maroua, lieu sacré d’histoire. La résidence du gouverneur bâtie sur la hauteur de la colline qui surplombe le Kalioa, le palais présidentiel, l’hôpital régional… le hic est qu’à Doualaré, on connstruit encore sur les flancs des collines au mépris des nomes.

LA CITE UNIVERSITAIRE
C’e n’est pas parce que Maroua III ne possède aucune route bitumée qu’elle n’a aucun attrait, au contraire. Cette partie de al cité est bien tracée « en forme de damier, comme une feuille de cahier », précise le délégué du gouvernement, Bakari Robert qui annonce que le plan de campagne de la ville sera engagé. Et comme le résume un homme politique du Diamaré, Maroua III a gagné le jacpat en s’adjugeant le site de la septième université d’Etat dans la zone de Kongola-Djougouf-Kodek. Depuis le 09 Août 2008, Maroua est désormais une cité universitaire. Et c’est de ce côté qu’on retrouve comme par hasard les « el hadji » et riches hommes d’affaires qui affectionnent des palais et résidences ici est l’anarchie observée dans le quartier Lougaiwo. A Maroua I, II et III on retrouve des mosquées en bordure des routes et moins de chapelles et églises visibles. Au fil du temps, Maroua affiche sa beauté, sa grandeur et ne cache pas ses ambitions. Elle assume fièrement son passé de ville conquérante.
Les documents historiques attestent que Maroua fut une véritable plaque tournante qui a servie de lieu de passage à plusieurs peuples qui s’étaient livrés des guerres pour le contrôle de la ville. Les sources livresques notent que le surpeuplement de Maroua est fort complexe. Plusieurs groupes ont vécus sur le site de al ville. Le premier est venu du Tchad et faisait partie de la civilisation des Sao et BAGUIMI. Ces peuples ont été chassés par invasions des Peuhles et certains se sont réfugiés dans les montagnes. La deuxième étape du peuplement de la ville est le fait des Guiziga dont une des fractions, les Bi-marva, occupaient l’emplacement actuel de la ville. Le nom de Maroua serait issu de l’appellation du chef Bi-Marva qui signifiait le chef de al forge. Les éleveurs peuhls qui vivaient en bonne intelligence avec les autochtones ont fini par se brouiller et se livrer la guerre. Au 19 e siècle, les affranchis peuhls venus du Bounou, conquirent le pouvoir à Maroua. Ils scellèrent des mariages avec les Guiziga et Mofou, une fois installés et organisèrent la ville politiquement, avec un pouvoir central et des activités commerciales. C’est au 20e siècle que la colonisation allemande, puis française, puis française, mit un terme à la domination peuhl dans la ville de Maroua, composé aujourd’hui de 98 quartiers. C’est cette cité dont l’histoire est jalonnée de guerres et conquêtes qui veut s’adjuger le titre de la troisième ville du pays, après Douala et Yaoundé ». » Nous avons les atouts pour être », cautionne le délégué du gouverneur Bakari Robert. Maintenant, il faut traduire cela dans les faits, pour devenir Maroua, la plus belle. Maroua doit son salut et son épanouissement aux ponts. Dans le vert et le rouge. Le pont vert qui relie il y’en a deux : le quartier Founangué au grand Domayo est le plus ancien. Les archives attestent qu’il est l’œuvre des colons allemands qui ont jadis vécu dans la région Les spécialistes le présentent comme un ouvrage de génie, bien réalisé, selon les règles de l’art. depuis sa construction, le pont n’a jamais fait défaut aux populations. On se souvient que l’année dernière, au début de 2008 précisément, on a constaté un cassis sur ce point. Les autorités administratives et municipales avaient promptement réagi en interdisant le pont aux usagers, durant le temps de la réfection. Malheureusement, il se développe autour et sous le pont vert une activité dangereuse. Des brigands de grand chemin et petits larcins ont jetés leur dévolu sur ce point pour commettre des forfaits abominables. Et puis, il y a le pont rouge, qui a reçu tout comme le pont vert, un coup de réfection à l’occasion du Fenac de décembre 2008. Ce sont, construit à la veille de l’indépendance par es français, es t également très précieux aux habitants de Maroua. Les ponts vert et rouge permettent la difficulté de la circulation au sein de al ville. Quart au pont de Mkabaye, joyau architectural et fleuron de la coopération franco-camerounaise, point n’est besoin de revenir sur son rôle social, politique et économique dans la sous-région. Il faut signaler que le pont de Palar, hors d’usage pour les véhicules de grand gabarit, est fortement dégradé. Il joue également un rôle important dans la circulation des personnes et des biens aussi bien au niveau régional que national et sous-régional, notamment avec le Tchad et le (Nigeria). Ces ouvrages d’art constituent le trait de liaison entre Maroua et le reste du pays. C’est le poumon de l’économie locale. C’est pratiquement devenu un lieu de culte. Les visiteurs et touristes qui débarquent pour la première ou la énième fois à Maroua ne peuvent pas rentrer de cette ville sans effectuer un tour à « Avion me laisse ». Cet endroit, une ruelle très étroite transformée en vaste comptoir de poissons braisés, est devenu incontournable, même pour certains habitants de cette cité, bons viveurs, par moments. Et pour cause ! C’est le seul et unique quartier de la ville où l’on peut trouver une bière glacée, pour les adeptes de Brachus. Eh bien ! Cela ne suspendrait que les naïfs qui continuent à penser qu’à Maroua on ne boit pas de boissons alcoolisées. La bière coule à flot à Domayo, de jour comme de nuit ! Tout comme dans bon nombre de quartiers de Maroua, à l’exception de Douggoy. Les Camerounais sont de bons viveurs, à Maroua comme à Yaoundé !

Revenons à notre « Avion me laisse », qui ne laisse curieusement personne sans l’odeur du poison. Plus que son côté gastronomique qui nourrit bien la panse, c’est l’appellation qui intrique la pensée. D’où vient en réalité ce petit nom attribué à ce quartier qui n’abrite pas d’aéroport ? Plusieurs récits contradictoires les uns que les autres sont rapportés é ce sujet. Mais, le plus plausible reste l’histoire attribuée à un expatrié, venu en tourisme dans la région de l’Extrême- Nord. Ce touriste searit alors tombé éperdument tombé amoureux d’une jolie fille peuhl qui lui aurait fait perdre le nord. Au point qu’il oublia le jour de son retour dans son pays natal et l’heure du départ de l’avion à partir de l’aéroport de Maroua-Salak, situé à une vingtaine de kilomètres de al ville. Et nos tourtereaux qui aimaient bien manger du poisson braisé fréquentaient assidûment le petit couin tous les soirs, sans le moindre souci. Et c’es seulement dans la soirée , lorsque l’avion décollaitque le « beau » touriste se rendit compte qu’il devait voyager à bord du même avion. Alors il s’écria publiquement : « L’avion me laisse du même avion ! » le bouche à oreille a colporté l’anecdote. Et la suite, on la connaît. Voilà un vieux qui a bon œil, bon pied. Toujours vêtu de gangoura de couleur blanche et coiffé d’une chéchia rouge bien ajustée sur son crâne dénudé, Issa Ballarabé ne passe jamais inaperçu dans les rues de Maroua. C’est un visage familier des habitants de cette ville. Il n’est pas aux petits enfants qui ne le connaissent pas et le reconnaissent à bord de sa veille et petite Nissan de couleur bleue foncée qu’il affectionne particulièrement. Le plus souvent, assis à côté du chauffeur, en train de mâcher une kola ou de taquiner un proche, un ami. Si vous le loupez dans la rue, ce n’est pas grave. L’homme est toujours affalé sur une natte à longueur de journée à l’ombre d’un de ces arbres sacrés alignés devant sa résidence de l’Avenue des banques. C’est là qu’il reçoit à ciel ouvert tous ses visiteurs de manque, simples connaissances ou collaborateurs. Sans le moindre protocole, ni de demande d’audience. A défaut d’avoir de al visite, il cause avec des moto-taximens (réunis en syndicat avec 8250 motos-taximens) qui ont leur siège dans un édifice qui jouxte sa résidence. L’homme est toujours en mouvement ! Il n’est pas facile de parler en quelques lignes de Issa Ballarabé dont l’histoire, du moins celle qu’il relate lui-même, se confond avec celle de Maroua. Il rapporte que c’est en 1952 alors qu’il n’avait que 23 ans que le lamido feu Yaya Daïrou, qui a prêté aujourd’hui son nom au stade municipal de al ville, l’a désigné lawan (chef ou représentant) des jeunes. Titre honorifique qu’il porte encore ce jour. « Tout est parti de cette époque-là », se souvient-il comme si c’était hier. « J’étais alors motor-boy. Et j’ai abandonné mon métier pour me consacrer à ma nouvelle fonction », renchéri-t-il. Ce fut un tremplin pour ce jeune homme qui révéla par la suite un redoutable magnant en affaires. « Compagni ». Au point qu’il fut surnommé par ses proches et partenaires, pour traduire un peu sa réussite facile et fulgurante en affaires. Petit nom qui colle à la peau à ce jour. Désormais, « campai » fait partie de ces riches hommes d’affaires dont Maroua a le secret de fabriquer depuis des lustres. L’histoire de se self-made-man est encore éblouissante quand on aborde le volet politique de manière continue depuis 1964 », précise-t-il. Son fait d’armes qu’il ne cesse de rappeler et qui lui vaut le respect de toute la classe politique du Diamaré, voire du septentrion, toutes chapelles politiques confondues reste les années de braise pendant, les quelles il fut le « seul et unique militant du RDPC à se promener dans les rues de Maroua en tenue du partie », se vant-il. On prête une fortune colossale à Issa Ballarabé qui fait dans l’immobilier ‘une bonne partie des services publics sont logés dans ses édifices éparpillés à Maroua) et le transport. Il est le président national de la du SYTRACAUCAM et le vice-président national de al SNTRC (syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun). Malgré sa fortune, l’homme mène une vie sobre et austère. Il ne fume pas, ne boit que l’eau plate, mange beaucoup de fruits et les repas sahéliens. Il compte vingt-cinq enfants et refuse de donner le nombre de ses épouses. « J’ai droit à quatre femmes, selon l’Islam », conduit-il. Une véritable sucess story qui fait de cet octogénaire en puissance une légende. Garoua-Maroua : ça roule Il y a quelques semaines, il fallait cinq heures de temps pour partir de Garoua à Maroua (200km) par la route. Aujourd’hui, trois heures suffisent pour parcourir la même distance. Grâce notamment au bouclage des travaux de réhabilitation du tronçon Garoua-Figuil, cofinancés par l’Union Européenne à travers le Fonds Européen de Développement (FED) et les fonds PPTE à hauteur de près de 28 milliards de FCFA. L e « zoua-zoua » est en pas-se de devenir le liquide le plus en vue à Maroua. En se livrant à un petit calcul on compte quarante trois point de vente de ce ’liquide inflammable sur la seule avenue de Kakataré. On dirait que sur cette avenue, c’est devant chaque maison qu’on vend du carburant frelaté. Les connaisseurs disent d’ailleurs que ce quartier a la réputation de pratiquer le prix le plus abordable dans la ville, en tout temps. « A toute heure, même tard dans la nuit il y a toujours du carburant dans le secteur », indique un boutiquier du coin. L’Avenue Kakataré illustre l’ampleur de la vente du carburant frelaté dans cette ville coquette. Les revendeurs qui étaient combattus au courant de l’année 2007 sont en train de prendre leur « revanche » sur les autorités municipales, administratives et policières. Ils ont repris du poil de la bête et reviennent force pour s’installer un peu partout. Lors d’une réunion tenue le 22 janvier dernier sur la question, le préfet du Diamaré, Naseri Paul Bea, s’est indigné de la présence des revendeurs de « zoua zoua » devant la préfecture. Dans la ville, aucune place ne leur semble interdite et rien n’arrête leur ardeur. A l’entrée de l’hôpital régional, on ne compte plus le nombre de vendeurs installés de manière ostentatoire. « Il y a même des vendeurs sur l’esplanade de la mairie de Maroua II et I révèle une autorité administrative. Sur l’avenue du Renouveau, c’est pratiquement chaque famille installée en bordure de la rue principale qui vend du carburant frelaté.

Un mal nécessaire ? La vente et la manipulation du carburant frelaté en provenance de Banki, localité de l’Etat de Borno au Nigeria, sont devenues banales à Maroua. Des sources douanières indiquent que des dizaines des milliers de litres sont convoyés à longueur de journée dans le chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord. Du fait de la porosité de la frontière entre le Cameroun et le :i-, Nigeria, trois départements (le u,1 Mayo-Tsanaga, le Mayo-Sava a- i et Logone-et-Chari) sont ouverts sur l’Etat de Borno. Pour avoir une idée de la quantité de ce produit écoulé chaque jour sur les marchés de l’Extrême-¬Nord, il faut faire la sentinelle sur l’axe Maroua-Mora-Banki. Ils sont des milliers de jeunes, qui à bord des motos, ou de vélos se lancent dans cette activité, pour en faire leur gagne-pain. Et par la même occasion, font vivre des centaines de familles. Au regard de l’importance de ce trafic, les autorités se sont résolues à réglementer ce secteur, au lieu de le combattre. Une guerre qui serait d’ailleurs vouée à l’échec, quand on sait que la ville de Maroua ne compte que trois stations d’essence. Et le chef-lieu de l’extrême-nord qui s’agrandit chaque jour une consommation croissante en carburant. De plus, la ville compte plus de 10 000 motos¬-taxis. Les automobilistes reconnaissent que la vente de zoua-zoua « est un mal nécessaire » Il n’est pas rare qu’en cas de pénurie de carburant, les autorités aient recours à ces vendeurs. Le circuit du ravitaillement est bien connu des autorités administratives, municipales et policières. Mais, c’est le respect des normes sécuritaires et des décisions devant régir la manipulation et la vente de ce produit qui font problème. En 2007, au plus fort de la saison sèche où la météo affichait 500 à l’ombre, la ville de Maroua a connu une série de graves incendies, dont certains étaient directement liés à la mauvaise manipulation du carburant frelaté dans les domiciles. Prenant le taureau par les cornes, les autorités municipales et administratives avaient prescrit des mesures pour réglementer cette activité. Trois sites étaient alors retenus pour recaser ces revendeurs, à savoir à Douggoy pour Maroua III ; Hardé et vers le pont Makabaye pour Maroua 1 et vers Gayak pour Maroua II. Certains ont regagné les sites indiqués, d’autres pas. « Seule Maroua III est en règle. Les deux autres communes ont relâché leurs efforts. Il est urgent que les maires et sous-préfets de Ma¬roua t et n se mettent au travail pour trouver des solutions à cette situation, parce que la vente du carburant dans les domiciles est dangereuse », déclare le préfet du Diamaré. La détermination des autorités est claire : déloger ces vendeurs des principales artères. Et quand on sait que le « zoua-zoua » est un liquide inflammable, le pire n’est jamais loin.

Au regard de l’importance de ce trafic, les autorités se sont résolues à réglementer ce secteur, au lieu de le combattre. Une guerre qui serait d’ailleurs vouée à l’échec, quand on sait que la ville de Maroua ne compte que trois stations d’essence. Et le chef-lieu de l’extrême-nord qui s’agrandit chaque jour une consommation croissante en carburant. De plus, la ville compte plus de 10 000 motos¬-taxis. Les automobilistes reconnaissent que la vente de zoua-zoua « est un mal nécessaire » Il n’est pas rare qu’en cas de pénurie de carburant, les autorités aient recours à ces vendeurs. Le circuit du ravitaillement est bien connu des autorités administratives, municipales et policières. Mais, c’est le respect des normes sécuritaires et des décisions devant régir la manipulation et la vente de ce produit qui font problème. En 2007, au plus fort de la saison sèche où la météo affichait 500 à l’ombre, la ville de Maroua a connu une série de graves incendies, dont certains étaient directement liés à la mauvaise manipulation du carburant frelaté dans les domiciles. Prenant le taureau par les cornes, les autorités municipales et administratives avaient prescrit des mesures pour réglementer cette activité. Trois sites étaient alors retenus pour recaser ces revendeurs, à savoir à Douggoy pour Maroua III ; Hardé et vers le pont Makabaye pour Maroua 1 et vers Gayak pour Maroua II. Certains ont regagné les sites indiqués, d’autres pas. « Seule Maroua III est en règle. Les deux autres communes ont relâché leurs efforts. Il est urgent que les maires et sous-préfets de Ma¬roua t et n se mettent au travail pour trouver des solutions à cette situation, parce que la vente du carburant dans les domiciles est dangereuse », déclare le préfet du Diamaré. La détermination des autorités est claire : déloger ces vendeurs des principales artères. Et quand on sait que le « zoua-zoua » est un liquide inflammable, le pire n’est jamais loin.

Vous êtes à Ngaoundéré, et vous souhaitez visiter Ngan-ha ? Deux possibilités s’offrent à vous : emprunter la fameuse transafricaine, Ngaoundéré-Touboro-Moundou, ou tout simplement, vous engager sur la route non bitumée, qui est moins longue. Dans les deux cas, les conditions de voyages structurée ne dessert la ligne. Le tarif du voyage est fonction de la distance, de la saison et de l’état de la route. Les cars prennent le départ à Banaï, au niveau du grand marché de Ngaoundéré. Presque tous les jours. Mais, il est difficile de maîtriser l’heure de départ, encore moins celle de l’arrivée. Il faut user de beaucoup de patience. La première option, à savoir la transafricaine, est plus longue et la plus chère, mais la moins pénible. Il faut débourser 3000 Fcfa pour l’aller. La route est bitumée sur une distance de 65km ; le reste du trajet, long de 15km, est moins bitumé, mais carrossable. Cela fait au total 80km à parcourir. La deuxième voie est entièrement en terre. Elle est certes moins longue, environ 50km, mais elle est pénible. En saison des pluies commes en saison sèche. Elle est économique, il faut débourser 1500 francs