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MOUANKO en bref

mercredi 9 février 2011

MOUANKO
Les Malimba visent leur union
Depuis 2004, c’est la première fois que les Malimbas de la région du centre se réunissent en vu de respecter une disposition statutaire de leur association les obligeant à se réunir deux fois par an. Cinq ans après, le délégué régional, M. Ebénzer Elimbi, a voulu mettre fin à l’immobilisme en sonnant la cloche du rassemblement. « nous avons connu beaucoup de pesanteurs et de lenteurs depuis 2004. C’est pourquoi nous avons voulu que cette réunion serve de mouvement de rassemblement pour tous les fils Malimba, explique le délégué. Dans ses objectifs, « Illimbe » « Illimbe », du nom de l’ancêtre des Malimba, se propose de faire connaître le peuple dans tous ses aspects. Elle milite pour le désenclavement des zones de concentration de ce peuple disséminé à travers les départements du Wouri et e la Sanaga Maritime, notamment à Mouanko et Manoka. Son combat s’étend aussi à l’éducation dans ces zones difficiles d’accès et à la représentativité des fils de la communauté dans les hautes sphères de l’administration. Pour Mme Rosette Ayayi, élite Malimba et présidente de la commission des finances de l’assemblée nationale, il est question de s’organiser pour avancer ensemble. « Une réunion comme celle-ci vise à identifier les problèmes auxquels nous faisons face, et de voir ensemble ce que nous pouvons faire, car les actes isolés ne font plus avancer de nos jours », explique la députée qui indique que l’objectif premier de l’association est le rassemblement des Malimba pour le développement de leurs contrées.
Les « juifs » de la côte comme les appelle M. Elimbi, sont disséminés dans ces deux départements et mènent des combats pour construire des écoles, réhabiliter des pistes rurales et envisagent la réalisation d’unprojet de construction de l’école de Moulongo qui va nécessiter un financement de 15 millions de fcfa par les membres de l’association créée en 1999. « on a construit une piste de 10 km qui dessert Mouanko, restauré l’école publique de Moulongo, construit des points d’eau, équipé certains villages comme le mien qui est situé sur une île d’un groupe électrogène pour l’électrifier », relève Mme Ayayi.
NARIKI

Nariki, bourgade située à une trentaine de kilomètres de la ville de Mora, province de l’Extême Nord, sort petit à petit de son anonymat et de son isolement. Grâce aux pouvoirs publics qui s’éttèlent à marquer leur présence dans cette partie du pays retrocèdée,il n’y a pas très longtemps. Dans un passé récent, on ne parlait pas de cette localité qui était d’ailleurs occupée par le Nigeria. Mais depuis 2004, Nariki est revenu au bercail. C’est une partie du territoire camerounais. Sur le plan national, on parle moins de Nariki et d’autres villages des départements du Mayo-Sava et du Mayo Tsanaga, pourtant rétrocédés dans le même temps que l’arrondissement de Darak dans le Logone et Chari. C’est d’ailleurs normal que ces localités focalisent moins d’attention, parce qu’elles charrient moins d’intérêt et de passions que Bakassi. Mais ceci ne signifie pas que des localités comme Darack, difficile d’accès en saison des pluies, et notamment au mois d’août, à cause du mauvais état de route. Manquent d’intérêt. La localité de Nariki que nous avons visitée récemment est une coquette bourgade que les pouvoirs publics sont en train de façonner. C’est un paisible village, peuplé de 600 âmes. Un chef de village de deuxième degré encadre les populations, sous la coordination du sous-prefet de mora, chef – lieu du département du Mayo sava, dont ce village fait partie. Les villageois se connaissent tous et marquent très vite un visiteur qui débarque dans leur localité. Les gens sont sympathiques et accueillants. Très peu de personnes parlent la langue de Molliere (le français), encore moins celle de Shakespeare (anglais). On s’exprime en Kanuri, langue locale. Les habitants de ce village ont savouré leurs premières consultations électorales en juillet 2007, lors du double scrutin municipal et législatif.
Depuis sa rétrocession au Cameroun, Nariki, gros village jusqu’alors anonyme, arbore un visage attrayant. Une école publique, inaugurée en grande pompe par le gouverneur Ahmadou Tidjani, en 2006, accueille les enfants du coin qui, par le passé, devaient parcourir des dizaines de kilomètres, pour se rendre à l’école. Un bâtiment moderne de deux salles de classe est construit. Les populations se procurent de l’eau potable grâce à un forage qui fonctionne cahin-caha. A cause d’une panne, le forage est resté bloqué pendant des mois, contraignant ainsi les populations, essentiellement rurale, vit de l’agriculture, de l’élevage et du petit commerce. Les habitants de Nariki cultivent notamment le mil, le haricot, l’oignon et l’arachide. La localité compte également des commerçants dont le plus connu est Goni Oumar. Les villageois lui vouent un grand respect pour avoir construit, avec l’appui des pouvoirs, la plus grande mosquée du village. « Les A Nariki, la principale religion pratiquée est l’Islam.
Les ponts ne sont pas totalement coupés avec le pays voisin, le Nigeria avec lequel, les populations continuent de faire les affaires. Les autorités nigérianes sont parties et n’exercent plus aucune influence sur la localité. Au cœur du village, des poteaux électriques entassés dans un coin sont un legs l’ancienne administration. L’essentiel des échanges sur le marche s’effectue en Naira, la monnaie nigériane. Difficile de ne pas apprécier la cohabitation pacifique entre les deux peuples du Nigeria et au Cameroun. Après le retour de Nariki à la mère patrie, certains Nigérians, ont choisi de rester avec leurs frères du Cameroun.
Ici, les attentes des populations sont nombreuses. Sur le plan de l’éducation, les pouvoirs publics sont déjà informés de la nécessité de poursuivre la construction de nouvelles salles de classe, le creusage des forages solides devant fonctionner toute l’année, notamment en saison sèche, période pendant laquelle les puits et les forages tarissent les uns après les autres. « il est envisagé l’extension du réseau électrique dans ce village », indique le sous préfet de Mora, kuela Valeri Norbert qui programme une descente dans cette bourgade dans un proche avenir, pour mobiliser les populations en vue de leur adhésion aux projets de développement. Le chef de terre annonce également la construction d’autres infrastructures pour sortir ce village de son enclavement.
Depuis la rétrocession de Nariki l’Etat a construit une école publique en materiaux définitifs qui est fonctionnelle , un forage d’eau potable, une mosquée ; et la construction d’une SAR/SM est en cours car les travaux de la phase préliminaire consistent en la délimitation foncière sont en cours.