Visitez le nouveau site web

atangana-eteme-emeran.info
Newsletter

Visitez le nouveau site web

atangana-eteme-emeran.info


Contact direct

Portable: +237 77 52 62 56 / 94 82 88 06
Tel: +237 22 21 99 25
Domicile: +237 22 22 60 61
Adresse: BP. 8 Yaoundé, Cameroon
E-mail: info@atangana-eteme-emeran.com

                           Nous ecrire

23 visiteurs en ce moment

total visiteurs





Accueil > > NGAOUNDERE en bref

NGAOUNDERE en bref

vendredi 11 février 2011

NGAOUNDERE
Ngaoudéré, littéralement la « montagne du nombril » tient son nom d’une colline voisine, située au sud de la ville et surmontée d’une sorte de boule dénudée. C’est la composition des mots Mbouon « Ngouon » et « déré » signifiant respectivement montagne et nombril. La ville, située à 1100m d’altitude, fur fondée vers 1830 par les Foulbé (ou peulhs), à l’emplacement d’un ancien village Mboum. Ngaoundéré (souvent abrégée en Ndéré), ville musulmane, s’organise autour d’un paysage urbain assez curieux, qui lui donne des allures de gros village : en effet, les quartiers traditionnels, organisés autour des grandes familles locales, sont composés d’une multitude de ruelles étroites et de sarés, avec leurs cases rondes aux toits coniques, faits de paille et descendant très près du sol. Autrefois à l’abri derrière des fossés et des murailles, la ville s’est développée autour du palais du Lamido, l’une des grandes attractions locales.
Dans les quartiers administratifs et le quartier du plateau, outre le marché qui se tient le vendredi, de pharaoniques bâtisses ont vu le jour, dont celle de l’homme le plus riche de la ville et de ses parents, preuve que tous n’ont pas souffert de la crise économique des années 1990.
Zone de transit obligée entre les provinces du Nord et du Centre, Ngaoundéré est plus qu’une simple ville-carrefour, c’est où il fait bon de s’arrêter quelques jours avant de poursuivre son voyage vers Garoua et Maroua, au Nord ou ver Yaoundé, au Sud. On y trouve tous les services nécessaires : petits commerces, stations-service, garages, hôtels, restaurants et compagnies de bus. L’achèvement, au milieu des années 1970, de la ligne de chemin de fer du Transcamerounais, dont le terminus est Ngaoundéré, a profondément changé la vie de cette ville, jusque-là isolée et calme. Le commerce et le tourisme ont alors connu un essor important, renforcer par l’inauguration d’un aéroport régional reliant Ngaoundéré à Douala et Yaoundé.
A voir dans la ville : le marché du quartier Baladji, toujours très animé, la grande mosquée, très beau bâtiment à la fois moderne et pittoresque, le palais du Lamido et son petit musée.

Transports
Comment y aller/comment en partir ? S’aventurer jusqu’à Ngaoundéré s’apparente souvent à une expédition, quel que soit le moyen de transport adopté, train, avion ou taxi-brousse.

En avion.
La CAMAIR a la réputation de partir rarement à l’heure. Une réputation qu’elle s’évertue à tenir, quand ses vols, surtout les vols nationaux, ne sont pas surtout simplement annulés. Les avions ressemblent à s’y méprendre à des taxis-brousse des airs. Et les prix pratiqués pour les vols intérieurs sont assez prohibitifs.
CAMAIR
Tel. 22 25 12 95/ 22 25 12 84
L’aéroport se trouve à une dizaine de kilomètres de la vile.

En train.
Si la CAMRAIL a l’habitude de tenir ses horaires de départ, l’heure de d’arrivée demeure très floue. La liaison Yaoundé-Nagoundéré prend minimum 12 heures et coûte 10 000 francs pour un billet en 2e classe. Si un train de marchandise déraille, événement assez fréquent sur la ligne, le train mettra au moins 18 heures à repartir. Patience et endurance sont alors de mise. Discuter avec son voisin sur les moyens de rallier Ngaoundéré sans attendre la reprise du trafic s’avère très utile. De nombreux taxis-brousse profitent de l’occasion pour délester le train de ses passagers les plus pressés. La gare a été construite aux abords de la ville, aucun souci pour trouver un taxi ou une moto, voire pour partir de la ville puisque l’agence Touristique Voyage est à quelques centaines de mètres en aval.

En taxis-brousse
Impossible n’est pas africain et de nombreuses compagnies de taxis-brousse proposent de rallier Ngaoundéré par la route, ou ce qui en tient lieu. Mais le voyage prendre au moins deux jours car les routes qui relient l’Adamaoua au Sud du pays sont dans un état pitoyable. En arrivant de l’Ouest, la Mayo-Banyo propose un itinéraire Foumban-Banyo-Tibati-Ngaoundéré, soit quelque 600km selon le nombre de piste et peu ou prou 10000 francs selon le nombre d’étapes effectuées. Les repas sont assurés par les multitudes de vendeurs ambulants ou de soya (de délicieuses grillades de zébus) qui prennent d’assaut le véhicule au moment de la traversée d’un village. Quant aux fumeurs, ils pourront s’adonner à leur vice cendre lors des nombreux arrêts prières.
La gare routière de Ndéré se situe au cœur de la ville ou un essaim de moto-taxis et de taxis attendent de faire un dépôt.
A l’opposé, rejoindre les provinces plus au nord est très facile et les routes relativement entretenues. Compter 3500 francs pour rallier Garoua (5 heures), 5 500 francs pour rejoindre Maroua.
La principale agence de bus vers le nord est Touristique Voyages.

Quelques distances kilométriques
Ngaoundéré/Yaoundé : 860km
Ngaoundéré/Garoua : 296km
Ngaoundéré : 510 km
Garoua/Maroua : 214 km

En venant du sud, la rouet qui relie Bertoua à Ngaoundéré est bitumée sur 247 km jusqu’à Garou-Boulaï. Ensuite on emprunte une piste en erre praticable toute l’année sur 270km.
NB : la gare d’arrivée des bus et celle de départ ne sont pas situées au même endroit.

Se déplacer à Ngaoundéré
Le moyen de transport le plus simple dans cette ville où les taxis se font rares reste la mototaxi. Le dépôt ne coûte que quelques centaines de francs. Ne pas hésiter à enfourcher une.

Trajet Foumban-Banyo-Tibati-Ndéré
600km de pistes en piteux état relient Ndéré à l’Ouest du pays. Inutile de dire que le trajet est éprouvant et nécessite aux moins deux jours de route. Rejoindre la bourgade de Banyo à partir de Foumban (200k) ne peut se faire en moins de 6h, sur une piste où seuls se risquent, la plupart du temps , les poids lourds des brasseries du Cameroun ou les camions-citerne de Total. Une fois atteint Banyo, reste 400km de piste. La liaison vers Tibati fait malheureusement naître un trompeur espoir ; la piste est superbe et agréable pour les séants. Ce sera le dernier moment de repos.
De Tibati à Ngaoundéré, le chemin devient un interminable enchaînement de bosses et de trous que les pluies creusent toujours un plus.
L’animation dans le taxi-brousse, au gré des discussions politiques ou religieuses, et les paysages traversés des sauvages collines de l’Ouest aux plateaux de l’Adamouaallègent le fadreau du trajet. Une longue expédition au cœur de l’Afrique, qui permet de lier connaissance avec de nombreuses personnes. Une expérience unique.

A l’extérieur de Nagoundéré
Le Ranch de Ngaoundaba
Bp 23 sur la route de Meiganga.
A 35 kilomètres du centre-ville
Tel. 00 88 216 50 68 34 56 (satellite)
9959 54 06
cantarellamarchand@yahoo.fr
Le ranch est fermé en septembre. 32 chambres avec salles de bains et eau chaude à 12000 francs
(une personne), 15000 francs (couple) 25 000 francs et 30000 francs (boukarou). Bordant un lac de cratère, l’ancien campement de chasseurs est devenu plus qu’un hôtel au décor dyllique. Outre un restaurant aux prix abordables, (entre 6500 et 9500 fracs le menu, 2000 pour un petit déjeuner) l’établissement propose de nombreuses excursions et activités : boules, déparasitage, observation ornithologique (plus de 250 espèces d’oiseaux vivent à proximité du ranch). Des tarifs préférentiels sont établis pour les guides ou les accompagnateurs, et la carte bleue est acceptée.

Le palais du Lamido
Il est situé au centre de la ville. C’est l’un des plus grand de la partie du Cameroun. Récemment rénové, sa clôture de matériaux traditionnels a fait place au béton. A l’intérieur, la case de la reine mère, le domaine privé du Lamido, celui de ses épouses, la case abritant le tribunal coutumier, et le musée du palais, valent bien un détour, ce surtout parce que ces cases traditionnelles pour la plupart, constituent les symboles de l’architecture Mboum.

Dans les environs
Lac Tison
A quelques 15 kilomètres de la ville se niche ce petit lac de cratère bordé d’arbres. Endroit particulièrement calme où le mot quiétude prend tout son sens, l’endroit est surplombé par un petit troquet qui sert de péage. Descendre sur les rives du lac coûte 1 000 francs et une boisson est offerte. La vue, de la terrasse, est magnifique et le vieil homme responsable du bar particulièrement avenant. (Restaurant-bar du Lac Tison Tel. 775429 73/ 99 85 19 16-www.lactison@amadaoua.com) La légende rapporte que les eaux du lac changent de couleur. La baignade est néanmoins fortement déconseillée car les eaux stagnantes sont propices au développement de nombreuses bactéries. Un site magnifique mais difficile d’accès en saison des pluies. S’y aventurer en taxi ou en simple voiture vaut quelques souvenirs. Et l’assurance d’embourber le véhicule.

Lac Mbalang
Situé à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de la ville, le lac Mbalang est un joli lac de cratère au milieu duquel se trouve une petite île boisée.

Lac de la Vina
Situé sur le plateau de la Vina, le lac du même nom (parfois appelé aussi lac Mayam) est un autre lac de cratère figurant au programme des circuits touristiques classiques. Des hippopotames et des crocodiles y vivent, alors inutile d’emporter votre maillot de bain. Le lac de Dang Situé sur la route de Garoua, à une dizaine de de kilomètres du centre-ville et à proximité de l’Université, il s’étend sur plusieurs hectares. Bien qu’il soit en train de se dessécher, les Mboum et les Sara y pratiquent encore la pêche. Dans les années 1980-1990, il offrait le spectacle quotidien d’hippopotames sortant de l’eau aux alentours de 12h et 17h pour se nourrir.
Chutes de Tello
A une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Ngaoundéré, sur la route (ou plutôt la piste) de Bélel, les chutes de Tello méritent elles aussi un détour.
Très spectaculaires, elles offrent le spectacle d’une chute d’eau haute de 45m derrière laquelle se dissimule une vaste caverne où l’on peut accéder par le côté de la cascade.
Chutes de la Vina
la route de Méiganga, sont moins spectaculaires que celles de tello mais peuvent quand même faire l’objet d’une petite excursion, pour profiter du paysage et du calme des lieux.

Chutes de Béni
Les chutes de Béni, situées à côté du village de Bam Boum, ne sont pas très impressionnantes (20m seulement), mais le décor alentour mérite une photo. Chutes de Lancrenon Enfin, pour les passionnés de cascades qui en veulent encore (et qui disposent de suffisamment de temps), vous pouvez vous rendre à BaBougoui, à la frontière centrafricaine, sur la route qui va de Meiganga à Bocaranga en république Centrafricaine. Il faut une bonne journée de voiture depuis Ngaoundéré pour s’y rendre, mais le spectacle de ces chutes qui se précipitent d’une hauteur de plus de 100m est inoubliable. La province de l’Adamoua est également riche en grottes intéressantes. On citera la grotte de Tchoubal dans la région de Tibati où il est possible de bivouaquer (fraîcheur garantie), les grottes de Damougaré, ancien refuge des peuples Koutine et les grottes de Nyem Nyem qui sont situées au sommet du mont Djim, près de Galim Tignère et qui servirent de refuge au peuple Nyem Nyem lorsque celui- luttait contre les Allemands. Désormais, chaque année, des célébrations ont lieu afin de commémorer ces événements.

Y aller
De Yaoundé et Douala
Par train :
Durée du voyage 12 heures à 14 heures
Coût du transport par train (Yaoundé) 10000 fcfa (2e classe) 17 000 fcfa (1e classe assise) 25 000fcfa et 28 000 fcfa cabines à 4 lits et 2 lits respectivement.
Par route à partir du Nord : agence de voyage, cars de ramassage 3500 fcfa (Garoua), 6000 fcfa (Maroua).
Etat de la route : Goudronnée
Par vol : Ngaoundéré dispose d’un aéroport de classe B. pour l’instant, aucune compagnie ne dessert la ville.

Repères
Avant 1974 : Commune de moyen exercice-commune de plein exercice En 1974 : Création de la Commune urbaine.
1983 : Création en chef-lieu de province.
2008 : Création de la communauté urbaine (17-01-08)
2009 : Nommination du délégué du gouvernement (06-02-09)
Population : environ 300 000 habitants
Superficie : 17 196 km2
Composantes sociologiques : les Mboum et les Dii sont les autochtones de Nagoundéré, auxquels se joints les migrants peulhs, haoussa, Mbororo et Kanuri.
Le système social-traditionnel a à sa tête le lamido, disposant d’un pouvoir très important sur les populations.
Religions majoritaires : l’Islam, le christianisme (catholique, protestant)

Le chiffre
11 : C’est le nombre de kilomètres de la route bitumée récemment à l’intérieur de la ville.
De par sa position géographique, la ville de Nagoundéré a un statut de ville privilégiée. En raison de sa situation à cheval entre le Grand Sud et le Grand Nord, disposant d’un terminal ferroviaire, Ngaoundéré constitue la plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par là que Camerounais du septentrion, Tchadiens, Nigérians, Nigériens, Maliens, Soudanais et Centrafricains transitent pour rejoindre le Grand Sud Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Nagoundéré que les marchandises en provenance ou à destination du Tchad et de la RCA sont déchargées. Bien plus, avec l’ouverture de la route Ngaoundéré-Touboro-Frontière du Tchad, le chef-lieu de l’Adamaoua deviendra véritablement le centre nerveux d’une intense activité économique.

Y aller
De Yaoundé et Douala
Par train :
Durée de voyage : 12 heures à 14 heures
Coût de transport par train (Ngaoundéré) : 10 000 F (2e classe), 17 000 F (1ère classe assise) 25 000 F et 28 000 F (cabines à 4 lits et 2 lits respectivement).
Par route
A partir du Nord : agence de voyage, cars de ramassage 3 500F
(Garoua), 6000F (Maroua)
Etat de la route : Goudronnée
Par vol : Ngaoundéré dispose d’un aéroport de classe B. pour l’instant, aucune compagnie ne dessert la ville.
Repères
Avant 1974 : Commune de moyen exercice – commune de plein exercice.
En 1974 : Création de la commune urbaine
En 1983 : Erection en chef-lieu de province
2008 : Création de la communauté urbaine (17-01-08)
En 2009 : Nomination du délégué du gouvernement (6/2/9)
Population : Environ 300 000 habitants
Superficie : 17 196km²
Composantes sociologiques

- Les Mboum, et les Dii sont les autochtones de Ngaoundéré, auxquels se sont joints les migrants peulhs, haoussa, Mbororo et kanuri.
- Le système social-traditionnel a à sa tête le lamido, disposant d’un pouvoir très important sur les populations.
Religions majoritaire : l’islam, le christianisme (catholique, protestant). De par sa position géographique, Ngaoundéré a un statut de ville privilégiée. En raison de sa situation à cheval entre le Grand Sud et le Grand Nord, disposant d’un terminal ferroviaire, Ngaoundéré constitue la plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par là que camerounais du septentrion, Tchadiens, Nigérians, Nigériens, Maliens, Soudanais et Centrafricains transitent pour rejoindre le Grand Sud Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Ngaoundéré que les marchandises en provenance ou en destination du Tchad et de la RCA sont déchargées. Bien plus, avec l’ouverture de la route Ngaoundéré-Touboro-Frontière du Tchad, le chef lieu de l’Adamaoua deviendra véritablement le centre nerveux d’une intense activité économique.

HOTEL TRANSCAM
B.P. 179 Ngaoundéré – Cameroun, Tél : 237 22 25 12 58, Portable : 96 03 95 68
& 99 92 32 80, E-mail : resahoteltranscam@yahoo.fr
• Chambres et boukarous avec suites entièrement rénovées • Le bar : ouvert dès 07 heures dans un environnement convivial et chaleureux
• Le restaurant : avec ses différentes formules de restauration :

-  Le petit déjeune buffet achalande (5h30 à 10h)

-  Le buffet de midi varié avec ses spécialités locales de lundi à samedi et de 12h00 à 15h00

-  La grande carte classique

Avec sa position charnière entre le Nord et le Sud du Cameroun, Ngaoundéré est l’un des rares villes camerounaises à s’ouvrir sur trois pays voisins : le Nigeria, la RCA et le Tchd. Cette position fait d’elle, une véritable plaque tournante d’une intense activité commerciale et d’un important afflux de personnes. En effet, c’est par Ngaoundéré que Camerounais du Grand Nord, Tchadiens, Centrafricains, Nigériens, Maliens, Nigérians, Sénégalais et autres Soudanais transitent pour rejoindre le Sud-Cameroun. C’est également à la gare ferroviaire de Ngaoundéré que les marchandises à destination de certains pays voisins (Tchad et RCA, notamment) sont déchargées. Grâce à cette situation géographique et des facilités de mouvement qu’offre le terminal ferroviaire, Ngaoundéré est devenue au fil des ans, une ville de transit. Depuis 1994, la ville dispose d’une université installée surle site de l’ancienne ENSIAC devenue ENSAI. A côté de cette institution, l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme de Ngaoundéré, une propriété commune des Etats de la CEMAC renforce le caractère sous-régional de la cité capitale de l’Adamaoua. Ngaoundéré dispose de plusieurs autres atouts qui accentuent son importance économique et culturelle. Elle est le siège séculaire d’une chefferie traditionnelle – le lamidat de Ngaoundéré. Au plan touristique, des sites attrayants en ont fait une destination de rêve. On peut citer le célèbre lac Tison, le mont Ngaoundéré, les chutes de tello, le ranch de Ngaoundéré, la zone de chasse de Faro-Coron, etc. Associés à un nombre intéressant d’établissements d’hébergement et de détente, la multitude des aspects touristiques est un sérieux gage de bien-vivre dans cette cité.
Avec son site naturel bien drainé, un paysage et un climat attrayants et pittoresques, une pluviométrie abondante et de la fertilité à revendre pour ses terres, Ngaoundéré est une cité gâtée par dame nature.
Malgré la modicité des moyens et son jeune âge, la Communauté Urbaine de Ngaoundéré a déjà entrepris quelques actions dans les domaines ci-après :
1- L’hygiène et la salubrité à travers les campagnes de sensibilisations et l’embellissement de la ville de Ngaoundéré. Des efforts extraordinaires sont faits par la société HYSACAM dans le ramassage des ordures ménagères.
2- L’éclairage public à travers la réhabilitation et l’entretien permanent des installations électriques ; et aussi l’extension de cet éclairage dans les quartiers.
3- La création des jardins publics et la réhabilitation en cours de ceux existants.
4- Le bitumage de l’axe Centre commercial – Gare marchandises en passant par la Délégation Régional de l’Agriculture, de l’Elevage, du Tourisme et des Enseignements Secondaires s’avère indispensable pour la décongestion de l’axe centre commercial – carrefour Texaco-Gare voyageurs.
5- La création des lotissements pour faire face au nombreux besoins en terrain, la ville grandissant d’une manière exponentielle.
6 - Un nouveau plan Directeur est en cours d’adoption

- Les bureaux flambant neuf de la Communauté urbaine

- Le lamidat de Ngaoundéré, l’un des charmes de la ville.
Le deuxième constat que je dresse, c’est sur le plan de l’hygiène et de la salubrité. Je dois l’avouer et le dire, j’ai trouvé une ville propre. Avec l’arrivée d’Hysacam, la ville a chargé de physionomie. Il y a quelques mois avant leur arrivée, Ngaoundéré présentait l’image d’une ville sale, envahie par des tas d’immondices, les routes étaient encombrées. Ils ont fait un travail appréciable en quelques mois. La ville est redevenue propre. C’est l’occasion pour moi de les féliciter et de les encourager d’aller de l’avant.
S’agissant de l’éclairage public, c’est aussi une négation totale. Presque, toutes les routes sont dans le noir. N’eût été l’éclairage des habitations ou des vérandas se trouvant sur la route, nous devrions êtres dans l’obscurité totale.
A mon arrivée, j’ai été aussi préoccupé par les constructions anarchiques. Les populations construisent surtout dans des zones dangereuses comme les ravins et les flancs de montagnes. Enfin, ma dernière préoccupation, c’est l’occupation quasi-totale des trottoirs. La voie publique est envahie par des petits commerces et les stationnements abusifs. Il faudra que tout ce désordre cesse. S’agissant justement des constructions, la localité universitaire de Dang constitue une préoccupation en ce qui concerne les constructions anarchiques des mini-cités, comment comptez-vous assainir et urbaniser ce milieu ?
Avec l’avènement de l’université de Ngaoundéré, les populations se sont empressées de construire sans le moindre respect des normes. Tout s’est passé dans l’anarchie totale. Personne n’a cru devoir demander le permis de construire. Il y a un plan d’assainissement qui est déjà conçu et sera bientôt mis en œuvre. Les routes seront retracées. Les gens doivent savoir que c’est un quartier universitaire. La plupart de ceux qui ont construit sont des cadres de l’administration, des hommes politiques set des hommes d’affaires. C’est dommage que ce soit ces VIP qui aient agi de la sorte. Dans les mois à venir, il y aura des casses à Dang pour assainir et urbaniser la zone.

S’il vous était demandé de vendre l’image du département de la Vina, comment pourriez-vous la présenter ?
D’entrée de jeu, je voudrais préciser que ladite unité administrative est vaste de 18,487km et est peuplée d’environ 470 000 âmes. Elle comprendre depuis la dernière organisation administrative du mois d’avril 2007, huit arrondissements et neuf collectivités territoriales décentralisées dont une communauté urbaine à Ngaoundéré. A partir de ce nouveau cadre d’administratif, vendre l’image de ce département, ne saurait demander un effort exceptionnel. En plus de sa position centrale entre le Nord et le Sud de notre pays, et entre les Républiques sœurs du Nigéria, de la RCA et du Tchad, la Vina dispose de plusieurs atouts qui accentuent son importance économique et culturelle. Siège séculaire d’une chefferie traditionnelle séculaire – le lamidat de Ngaoundéré – le département de la Vina héberge par ordre d’ancienneté la gare la plus au nord du chemin de fer transcamerounaiss, une université d’Etat, l’Ecole d’Hôtellerie et du Tourisme de la CEMAC. Au plan touristique, des sites attrayants en ont fait une destination de rêve. Je pourrais citer le célèbre lac Tison, le mont Ngaoundéré, les chutes de Tello, le ranch de Ngaoundaba, la zone de chasse de Faro-Coron, etc. Associée à un nombre intéressant d’établissements d’hébergement et de détente, la multitude des aspects touristiques est un sérieux gage de bien-vivre dans cette circonscription. Quand on y ajoute la place prépondérante au commerce, du transport et des PME/PMI, il y a lieu de soutenir que la Vina est promise à un bel avenir.
Malgré sa position charnière, la ville de Ngaoundéré n’arrive à devenir une véritable plaque tournante, qu’est ce qui explique ce manque de décollage et que faut-il pour qu’elle le devienne effectivement ? Vous me surprenez quand vous affirmer qu’en dépit de tous ces atouts et attraits, la ville de Ngaoundéré ne décolle pas. De part ma position d’acteur de premier plan, je soutiens le contraire. En moins de deux ans, deux établissements bancaires de renom ont ouvert leurs portes à Ngaoundéré et porté ainsi leur nombre à cinq. Un sixième s’est signalé il y a quelque mois. Pour ce qui est de la micro-finance, on peut citer une demi-douzaine de guichets. Les changements qui s’accélèrent au niveau du centre commercial sont un véritable thermomètre de la vitalité économique de ce grand centre. La multiplication des agences de voyage est aussi à inscrire à l’actif de ce réveil en matière d’échanges. Même les taxis de ville recolonisent progressivement les principales artères de la ville. Avec un peu plus de dynamisme et d’ingéniosité de la part de l’élite d’affaire locale, l’on pourrait dans les années à venir compter Ngaroundéré parmi les grands pôles de développement économique du Cameroun.
« Mens sana in corpore sano ». « Un esprit sain dans un corps sain ». La devise séculaire du Collège de Mazenod, placardée à l’entrée principale en dit long sur la nature et le type de l’encadrement et de l’éducation qu’offre cet établissement confessionnel catholique d’ailleurs, Les anciens « mazenodiens » aiment bien le faire savoir qu’ils ont le privilège de recevoir la meilleure formation intellectuelle et spirituelle dans le septentrion. Grâce au sérieux dans l’encadrement et de l’aura que cet établissement avait dans la région, le Collège de Mazenod accueillait la crème de la jeunesse du Nord-Cameroun e même du Sud-Cameroun. C’est une idée de feu Mgr Yves Plumey. Les travaux de constructions sont lancés en 1951 sous la supervision de ce prêtre, chef de file au Cameroun de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée (OMI), arrivé en 1946. L’inauguration interviendra quatre ans plus tard, en 1954 en présence de Njoya Arouna, représentant du gouvernement et des deux députés : Paul.
Aujoulat et Ahmadou Ahidjo. 35 élèves, tous des garçons sont inscrits. Le premier directeur désigné, est le Père Paul Le Moine.il s’agissait à l’époque pour l’église catholique de régler un problème crucial, la sous-scolarisation à laquelle était confrontée la jeunesse du Grand Nord. Le Collège de Mazenod accueillait ainsi les jeunes gens de toute origine sociale, culturelle et religieuse.
Il y a moins de poussière et certaines maladies reculent. Que l’Etat fasse un effort pour que la ville soit un peu illuminée la nuit pour réduire le banditisme dans la ville. Beaucoup de ceux qui voyagent ou de passage à Ngaoundéré ont souvent des problèmes pour se loger. Il faudrait faire quelque chose dans ce sens. Avec l’université, nos enfants ont la chance de faire les études sans aller loin comme à l’époque. Cela fait notre fierté ».
Carole Tchodimou, étudiante en faculté des Sciences, niveau III. Parmi les problèmes que nous visons ici à Dang, il y a d’abord l’insécurité. Nous demandons aux pouvoirs publics de faire quelque chose dans le sens de l’éclairage public. Nous somme dans l’obscurité totale. La nuit, il est trop risqué d’aller au campus étudier et revenir dans sa mini-cité vers 22H.
Soume Issa, étudiant en faculté des Sciences, niveau III.
« Les problèmes que nous vivons ici sont de trois ordres. Il y a d’abord l’insécurité. Il n’est pas facile de sortir de sa chambre la nuit pour aller étudier au campus. Ensuite, l’insalubrité : Hysacam ne travaille que sur la route nationale numéro un. Or nos mini-cités sont envahies par les ordures. Enfin, le problème d’eau. Parfois l’eau qui sort du robinet est totue rouge. Cela peut nous causer des maladies comme la typhoïde. Nous souhaitons que l’Etat crée un commissariat à Dang pour réduire les cas d’agression. Le poste de police qui est là n’a pas de moyens et d’éléments. La commune devra également creuser des forages dans les quartiers pour pallier à cette carence de problème d’eau ».

MELANGEUR DE CULTURES
L’entrée du lamidat de Ngaoundéré dégage toujours cet air mystérieux, lorsqu’on s’y approche. La grande cour, qui fait office de lieu de prière, laisse une sensation diffuse. On se sent en territoire sacré. Ici, hommes et femmes vont pieds nus. Les étrangers ne sont pas assujettis à cette obligation. Les hommes sont tous vêtus de saros (sorte de gandourah), et les dames drapées dans du tissu pagne. On se croirait dans un lieu saint. Ils sont des dizaines, à assurer l’entretien du palais. « C’est la race des esclaves », indique Ahmadou Labara, porte-parole du lamido. « Le lamidat, poursuit-il, est lieu sacré et pur, c’est la raison pour laquelle nous nous déchaussons lorsque nous y franchissons le seuil. Surtout que des centaines d’hommes et de femmes veillent, tous les jours, à ce que le lieu demeure propre. »
Un tour furtif laisse découvrir la complexité des lieux, un savant dosage où le modernisme se mêle harmonieusement à la tradition. De grandes huttes, en toit de paille, sont magistralement disposées dans l’arrière du palais. « Ces salles sont uniquement réservées aux audiences, qui se tiennent les vendredis et dimanches ‘jour de la Fadah). C’est un jour extraordinaire ; il faut le vivre », explique le guide.
A l’intérieur du palais, sur un mur, sont gravés les 18 noms des monarques s’étant succédés à la tête du lamidat. Une succession qui, apprend-on, n’aura pas été un long fleuve tranquille : 5 des lamidos auront été soit destitués, soir tués par les Allemands.
Le lamidat de Ngaoundéré, lieu lourd de souvenirs, fair également office de musée. Des écriteaux en arabe sont gravés sur l’énormes piliers. Des dessins de croissants lunaires multicolores, datant eux aussi du siècle dernier, y soinr encore visibles. Les bureaux des sarki touraya (chargés de communication et des relations publiques) et du malta karba (marabout des papiers ou secrétaire général), constituent le trait d’union entre les générations et les mélanges culturels. La chefferie dispose d’une connexion Internet et d’ordinateurs hi-Tech. Le visiteur pourrait être déçu de ne point apercevoir l’ombre du lamido. « Il est dans ces appartements. Il ne sortira que vers 11h, mais pour le rencontrer, le jour de la Fadah est le mieux indiqué », souffle son porte-parole.
Im es presque 13h ce vendredi et, par petits groupes, des fidèles s’avancent dans la cour du lamido, non loin de la grande mosquée, pour la traditionnelle séance de prière. Mais ce vendredi n’est pas ordinaire. C’est le jour de la Fadah, de l’assemblée hebdomadaire des notables. C’est également le moment d’exhibition et d’allégeance au chef. C’est également ce jour, ou se tient le conseil des ministres. Ses sujets, parés dans leurs plus belles tenues, avancent religieusement vers la mosquée.
A 12h59, le monarque, au son des trompettes, privés pour se diriger vers la mosquée, située en face du lamidat. Il est accompagné de tout son état-major, griots y compris, dans leurs plus beaux vêtements. Son visage est enveloppé dans de multiples turbans. Il se dirige vers la mosquée : seul l’imam et lui y ont accès, les milliers de fidèles faisant la prière dans la cour.
Dix minutes à peine se sont écoulées et le lamido, escorté par des griots, est conduit dans une salle spéciale pour recevoir l’allégeance et délivrer des bénédictions.