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NKOLFOULOU en bref

vendredi 11 février 2011

NKOLFOULOU
Comme un air de pollution à Nkolfouou
Natif de Nkolfoulou village sis à un jet d pierre de Yaoundé, l président de la section Rdpc de Mbende-sud et ex-deuxième adjoint au maire de commune rurale de Soa, dont dépend la bourgade, se remémore l’histoire tirée de la nuit des temps de ce grand village situé entre Yaoundé et la ville universitaire.
« D’après nos parents, Nkolfoulou était à l’origine un village Etenga, divisé en deux sous-familles. Ils seraient venus de l’autre rive de la Sanaga, du de Ntui. lis sont arrivés ici par groupes. Certains ont continué à Bikok (Arrondissement dans la Mefou et Ako Ndlr), d’autres à Nkoltsit, tout à côté. Nous, nous sommes restés parce qu’ des femmes de Messi Manga, grand patriarche, avait fait un champ de taro. Elle a donc demandé à son mari d’attendre la période des récoltes. Nous ne sommes plus jamais repartis », confie René Koungou Ebédé. Une anecdote qui marque le début d’un village qui ne cessera de se transformer. René Koungou Ebédé Ebédé se souvient ainsi que, dans son enfance, c’était un seul et grand village Etenga : « je ne sais pas trop bien comment on a scindé le village en deux Nkolfoulou I et Nkolfoulou II, mais le village porte le nom d’une rivière qui naît à Mimboman et arrose la région, avant d’aller se jeter dans la Sanaga, en passant par Obala. »
A l’époque, c’était une simple chefferie du groupement de Ngoulmekong (Fougerolles), qui dépendait de Soa. A la faveur d’une réorganisation administrative, la circonscription est démembrée et isolée. « La création d’un groupement s’imposait. C’est ainsi que sur nos terres, (e groupement Mbende voit le jour, et feu Oscar Alima Ndongo est intronisé en 1994. Un groupement de 11 villages coiffé aujourd’hui par Main Ngamanga, proviseur de lycées dans le civil, est constitué autour de Nkolfoulou, quelques années seulement après avoir été choisi comme le lieu de la décharge des ordures ménagères de Yaoundé et futur site de nuisances de tout genre.
René Koungou Ebédé ne s’embarrasse pas de formules diplomatiques par raconter le Nkolfoulou de l’après décharge « En 1987, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé nous envoie Joseph Manda Fils. Celui-ci vient nous annoncer que notre village a été choisi pour abriter la décharge contrôlée de Yaoundé. En nous rassurant de ce que les choses ne vont pas se passer comme avant, et qu’on nous donnera de l’eau et l’électricité. » Des arguments en béton qui séduisent les villageois. « Les travaux ont commencé et quand la décharge, qui occupe plus de 8Oha de superficie, es ouverte en 1992, sans que les promesses soient réalisées, je crois que les populations ont été désagréablement surprises. Pas d’eau potable, pas d’électricité... » C’est le début d’une cohabitation tumultueuse avec « la décharge contrôlée de Yaoundé ». Après une série de correspondances restées lettre morte, de protestations auprès du délégué du gouvernement de Yaoundé, les populations de Nkolfoulou ferment la décharge. S’ensuivent des affrontements physiques avec la gendarmerie et des arrestations. « Une de nos sœurs est même morte, de retour de la gendarmerie. On nous a dit qu’elle y avait été copieusement tabassée. » C’est une réunion multipartite (communauté urbaine, Hysacam, populations et autorités administratives) qui va mettre un terme au conflit.
Après cette réunion, selon René Ebédé, la communauté urbaine a commencé à élargir le réseau Snec de distribution vers la décharge, et Hysacam à traiter les ordures selon les règles de l’art. Une embellie qui sera de courte durée, car « une fois les populations calmées, Hysacam et la communauté urbaine abandonnent la décharge. Ce qui fait le lit d’une deuxième manifestation, qui survient nt en 1994. « A cette époque, se soute notable, Hysacam s’était retirée de la décharge et des camions privés affrétés pour faire le ramassage des ordures déversaient n’importe où et n’importe comment. On n’en pouvait plus des rats, des mouches, des moustiques et surtout des odeurs pestilentielles. On a une nouvelle fois fermé la décharge. » Cette deuxième grève portera des fruits la décharge et ses environs sont nettoyés par la société Seca, appelée en rescousse. Hysacam revient sur ces entrefaites, en s’engagent à fournir de l’eau aux populations, à recruter des enfants du village, et essaye, autant que faire se peut, d’assainir, par la pulvérisation d’insecticides, les maisons riveraines de « la décharge contrôlée ». Hysacam prend, en outre, activement part à la résolution des problèmes de développement de la contrée. Chaque année, elle distribue des prix aux meilleurs élèves de l’école publique de Nkolfoulou. René Koungou Ebédé se rappelle de ce projet de création d’un champ de poivriers par Hysacam, qui a fait chou blanc, parce qu’il a été imposé aux populations : « Les Blancs nous ont imposé le poivrier et ont mis beaucoup d’argent dedans. Les populations ne trouvaient aucun intérêt à planter du poivre. »
Seulement, malgré les efforts d’Hysacam, les problèmes de nuisances demeurent à Nkolfoulou. Ici, le quotidien se conjugue avec les odeurs pestilentielles qui proviennent de la décharge et les bruits causés par les camions qui y viennent déverser, 24 heures sur 24, les ordures ménagères en provenance de Yaoundé. Des préjudices qui ne découragent pas de nombreuses personnes, qui continuent à s’installer dans ce village, qui, petit à petit, devient une excroissance de Yaoundé. Les professeurs d’université Mevoungou Nsana et Crespin Pétang y résident, ainsi que le général de brigade Biaise Bénaé Mpeke, qui a érigé ici une maison de campagne. L’Ecole normale d’instituteurs de l’enseignement technique de Soa, y a aussi ris ses quartiers. Francky Bertrand Béné