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SALAPOUMBE en bref

samedi 12 février 2011

SALAPOUMBE
Nombreux sont les Camerounais qui n’ont jamais entendu parler de Salapoumbé. L’unité administrative semble être située à mille lieues de Yaoundé et à 150 km environ de Yokadouma, le chef-lieu du département de la Boumba et Ngoko, dans la région de l’Est. Jusqu’à il y a quelques années, beaucoup la croyaient plus congolaise que camerounaise. Et ce n’est que récemment qu’elle est sortie de l’anonymat, à la faveur d’un décret présidentiel signé le 24 1995. Erigée en district en 1992, la commune rurale de Salapoumbé ne deviendra opérationnelle que le 17 juillet 1996, à la suite des élections municipales du 30 janvier de la même année.
La création de la commune en 1992 va, dans une certaine mesure, rapprocher l’administration des administrés et sortir la localité de l’ornière. Ici, avant, la vie n’était que galère. Les populations de Salapoumbé étaient par exemple, pour établir leurs pièces officielles, contraintes d’aller à Moloundou, situé à 90 km, sur une route totalement cabossée, ou à Yokadouma, situé à plus de 100 km. Cependant, avant la naissance de la commune en 1992, Salapoumbé traînait derrière elle une longue et belle histoire qui s’ancre sur l’origine même de la ville et par sa position géographique, qui la situe à la frontière avec le Congo-Brazaville. Cette histoire, Norbert Moussadikou, le maire de la ville, la raconte avec une certaine fierté : « Avant, quand on était sous la tutelle de Moloundou, le village s’appelait Kinshasa. » Cette appellation, à en croire le magistrat municipal, était plutôt préjudiciable aux filles et fils de la localité qui voyaient ce nom figurer sur leurs actes de naissance. Il était de même de leurs voisins de Koumela, situé à 12 km du centre-ville et qu’on appelait également Brazzaville. Toute chose qui faisait que les ressortissants de Salapoumbé étaient apparentés aux Congolais d’à côté. Le changement de Kinshasa en Salapoumbé n’interviendra que dans les années 80, comme pour restituer à la ville un passé qui aurait commencé, selon Norbert Moussadikou, au Soudan actuel. « Quand on est sortis du Soudan, on a d’abord posé les bagages au Nord du Cameroun où, malheureusement, les Peuhls nous ont chassés. Arrivés dans le Haut-Nyong, nous sommes encore chassés par les Nzimés. Parvenus à Salapoumbé, il n’y avait plus moyen de fuir entre les rivières Boumba et Ngoko. On retrouve ainsi les Bangatous, la tribu majoritaire d’alors et les Pygmées baka nomades. »Mal an bon an, Salapoumbé forge son identité mais son éloignement des centres de décision ne favorise pas son développement. Bilan des courses, treize années après son érection en commune rurale, le coin en est encore, comme la majorité des communes du département de la Boumba et Ngoko, aux balbutiements en vue d’amorcer son développement. La commune regorge pourtant d’énormes potentialités minières, forestières et environnentales.
Sur le plan agricole, on observe une diversité de cultures vivrières (bananes plantain, courges, macabos, ignames, etc). Produites en quantités industrielles, et de cultures de rente telles que le cacao et le café. Sur le plan environnemental, Salapoumbé se trouve dans une forêt équatoriale dense et humide qui abrite une faune variée d’espèces rares (éléphants, panthères, gorilles, chimpanzés, biches, serpents oiseaux…), une flore riche d’essences précieuses, des sites touristiques à viabiliser mais aussi et surtout des aires protégées à l’instar des parcs nationaux de Lobeké, Nki et Boumba Mbek. Le développement recherché aujourd’hui, selon le maire Norbert Moussadikou, ne sera obtenu que « grâce à la valorisation de l’ensemble de ces riches potentialités ». Pour en arriver-là, il faudra d’abord franchir plusieurs obstacles parmi lesquels l’enclavement, le non accès des populations à l’information nationale et même internationale, le manque d’eau potable, la faible couverture sanitaire, l’absence de structures d’accueil et de personnel d’encadrement des jeunes. En somme, Salapoumbé souffre en tous points d’une pénurie criarde d’infrastructures de base.
En plus de surmonter outes ces difficuktés, la commune doit développer de nouvelles stratégies face aux effets néfastes de la crise financière internationale, qui a particulièrement frappé le secteur bois. Les espoirs de la commune de Salapoumbé, qui ne vivotait que grâce à la présence de quelque cinq sociétés d’exploitation forestière (Sebc, Stbk, Sebac, Sefac) sur son territoire, voit ainsi ses espoirs de redevances dans ce domaine s’envoler.
Mais loin de se décourager, le maire Norbert Moussadikou explique que « la préoccupation de l’heure est de sortir Salapoumbé de la ruralité pour en faire une cité moderne ». Pour ce faire, la commune a pris langue avec les services du cadastre pour établir un plan d’urbanisation afin d’éviter, à la jeune ville, un jour qui sait, « les casses observées ça et là dans le pays ».
SALAPOUMBE EN BREF
Commune rurale (créée le 24 avril 1995), située dans le département de la Boumbaz et Ngoko dans la région de l’Est Communes voisines : Moloundou (nord), Messamena (ouest) , Yokadouma (sud).
Pays voisins : République du Congo, République Centrafricaine Principales composantes sociologiques : Baka mboman, Bagando et Mbimo.
Démographie : 13 000 habitants
Superficie : 9 400 km².