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SOA en bref

samedi 12 février 2011

SOA
Soa est promis à un très grand avenir, mais j’ai l’impression que les gens ne le réalisent pas encore. Avec l’avènement de l’université et la construction en cours de l’autoroute. C’est une ville en devenir ». Notable et natif de la ville chef-lieu d’arrondissement, Essama Embolo parle de Soa avec beaucoup d’optimisme. Ancien maire de la ville devenue universitaire en 2003, ancien inspecteur général du Crédit Agricole du Cameroun et président de la sous-section Rdpc Soa urbain I, il narre avec délectation l’histoire de la localité qui l’a vu naître. Une histoire qui se confond avec l’épopée glorieuse de Charles Atangana, chef supérieur des Ewondo, des Bene.
Il semble que le chef supérieur avait été séduit par cette localité dont était originaire sa mère. Le relief, le climat doux avec une altitude oscillant entre 650 et 700 mètres. Quelques vallées encaissées de 30 m. Un véritable reposoir en somme. Un site de piémont après le massif de Yaoundé qu’on aperçoit d’ici.
« Soa tire son nom de Essoa, c’est-à-dire, réunion à huis clos, est un lieu historique de rassemblement. A son retour d’exil de Dschang, le chef supérieur Charles Atangana Ntsama va créer un campement sur l site actuel de Soa, y installant son oncle et émissaire Ndongo Eyenga qui entreprend dès lors le regroupement des familles Etenga, Baaba, Ndong, Mvog Belo Elende, Tsinga, Edongo et Yeminkol des alentours. La zone sillonnée des layons séparant les différentes concessions, prit la dénomination de ‘Mi nlan mi Atangana Ntsama’ qui signifie les layons de Atangana Ntsama’. Le chef supérieur en fera un lieu de repos et de concertation avec les grands notables de la région. Voilà pour le noyau originel de l’actuelle ville de Soa », raconte-t-il. Avant de s’étendre encore.
« Nous sommes dans les années 20. Soa est né et, dans le souci de décentraliser sa chefferie, mais aussi et surtout de confier des responsabilités à son cousin Messi Manga Paul fraîchement rentré d’Allemagne (1924), Charles Atangana le fait nommer chef de groupement de la région Nord de Yaoundé et officier d’Etat civil. Ce territoire, selon nos parents, s’étendait alors jusqu’à Nkolmesseng et Elig-Edzoa. C’est la toute première configuration de ce qui deviendra la commune de Soa », poursuit le notable, banquier de formation. Mais des démêlés politico-administratif entre les colons français et Paul Messi Manga vont avoir raison de la surface géographique de Soa. Ce dernier est démis de ses fonctions de chef tout en conservant sa fonction d’officier d’Etat civil. « Son territoire est divisé en trois cantons qui vont vite devenir des groupements. La région gardera d’ailleurs cette structure jusqu’en 1959 quand sera créée la commune mixte de Djoungolo Nord (cf. la loi N° 59/44 du 17 juillet 1959 portant organisation des communes rurales mixtes). A l’époque, Soa désignait alors un petit village sis au Nord de la ville actuelle. Quant à Metondo, c’est une désignation très ancienne que les premiers habitants donnaient à un arbre qui pullulait dans cette région de savane.
Le nom Soa, déformation d’Essoa veut dire en langue Beti selon les contextes conciliabule, huis clos, concertation, etc. » Mais quand par décret N°64/DF/221 du 20 juin 1964 le district est créé, il porte le nom d’Okoa. Appellation qui perdure jusqu’à l’érection du district en arrondissement. Cette modification administrative accélère le développement et l’évolution de Soa qui devient chef-lieu d’arrondissement. Entre temps, plusieurs fils de Soa vont gérer la commune. Mais le tout premier d’entre eux, Prosper Eloumndene va se distinguer comme le fondateur de la ville de Soa entre 1959 et 1975. Né vers 1929 à Ntouessong VIII, l’homme va, en seize années d’abnégation au service d’une institution sans ressources véritables, bâtir cette ville qui, aujourd’hui, connaît une pleine expansion avec notamment son université construite sur te cite de la défunte école des instituteurs, son lycée, ses nombreuses mini-cités dont certaines sont des véritables bijoux architecturaux, ses écoles publiques ou encore son centre d’émission Crtv édifié depuis 1976 l’un des premiers facteurs de son développement. « La ville de Soa s’est construite sur une tabula rasa. Il n’y avait que la savane. Le travail s’est fait dans la plupart des cas à la main. C’est de ce travail de titan que sortiront de terre les bâtiments qui abritent aujourd’hui la municipalité, la sous-préfecture, l’ex hôpital de district. L’actuel tracé des routes du centre administratif de Soa est également l’œuvre d’Eloumndene Prosper », confie Apollinaire Essama Embolo. Pour magnifier l’œuvre de ce pionnier, une cérémonie solennelle de baptême d’une rue et d’une place sise devant l’hôpital de ville portant son nom a été organisé le 6 juin 1998. Mais le création en 1993 de l’université de Yaoundé II au sein de la commune rurale de Soa va faire du chef-lieu d’arrondissement de Soa une « ville universitaire », qui prend progressivement la configuration urbaine. « Le problème c’est que tout ceci s’est fait dans la hâte », déplore l’ancien maire de la ville qui reconnaît néanmoins es efforts sont faits pour améliorer le quotidien des riverains. Bilan des courses : la ville de Soa connaît un développement exponentiel et attirent des investisseurs de premier ordre.
En ce moment même, une autoroute est en train de remplacer l’axe principal .Il traverse le centre-ville de Soa (environ 10 Km), menant vers Yaoundé et qui était bitumé. Les villages périphériques, eux, sont desservis par des routes en terre, en dehors des villages situés sur l’axe principal Yaoundé-Soa ou Yaoundé-Obala. L’approvisionnement en eau potable est quasi réglé. Un projet d’alimentation de la ville de Soa en eau potable étant en phase d’achèvement. Un barrage a déjà été réalisé. La station de traitement et le château également La ville a tellement grandi qu’elle n’a plus rien à envier aux grandes métropoles. D’où le voeu de M. Essama de voir le gouvernement camerounais planifier le développement de la ville qui ne sera plus, avec l’autoroute en construction, qu’à dix minutes de Yaoundé. « La commune rurale de Soa seule ne peut pas supporter le développement d’une ville qui est passé en quelques années de 230 habitants en 1976, à 1022 en 1986, à plus de 10.000 en 1998 et, aujourd’hui, à plus à 30.000 voire 50.000 habitants », prévient l’homme qui a été cinq durant maire de commune d’origine -de l’ancien ministre joseph Mbédé, de Barbara Etoa, de Léopold Henri Meboe, d’une élite nombreuse et dynamique mais non suffisamment représentée dans la haute administration (outre une secrétaire générale d’Université, un préfet et un sous-préfet) et dans l’univers politique. En attendant Soa attire tous les week-ends les amateurs de viande exotique qui, au lieu dit fin goudron ont leur sanctuaire. Sur le plan touristique, la commune ne manque pas d’atouts. Et monsieur Essama Embolo cite à l’envi la chapelle catholique de Melen Ba’aba, la grotte de Nkometou et les lieux de récréation qui commencent qui ne manque pas dans la région. Francky Bertrand Béné.
René Koungou Ebédé