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YAGOUA en bref

samedi 12 février 2011

YAGOUA
Y aller
A partir de Ngaoundéré, Garoua et Maroua, trois agences de voyage desservent la ville de Yagoua. Sur une route bitumée.
Coût du transport :
A partir de Nagoundé : 6000 Francs Cfa
A partir de Garoua : 3500 Francs Cfa
A partir de Maroua : 2500 francs Cfa
Hébergement : plusieurs établissements d’hébergement classés et non classés.
Repères
Date de création de l’arrondissement de Yagoua : 1960
Superficie : 650km2
Population : 85194 habitants
Ethnies : Toupouri, Musgum, Mousey, Peulhs, Kanuri, Kéréa.
Chiffre
32
C’est le nombre de chefferies traditionnelles que compte l’arrondissement de Yagoua Créé par la loi n°60/83 du 31 décembre 1960 instituant les communes de moyen exercice au nord Cameroun, la commune de Yagoua couvre une superficie de 950km2. Elle est limitée à l’Ouest par la Commune de Guéré, au Sud par la Commune de Wina, au Sud-est par les Communes de Guéré et Gobo , à l’Est par le fleuve Logone, frontière naturelle entre le Cameroun et la République sœur du Tchad. La Commune de Yagoua est peuplée de plus de 170 000 habitants et composée de quatre ethnies importantes à savoir les Massa, les Toupouri, les Kanuri et les Peulhs. Ces peuples cohabitent de manière pacifique. Il n’y a pas de conflit interethnique comme cela se passe sous d’autres cieux.
Le tissu économique de la Commune de Yagoua est composée de l’agriculture, le riz et le coton bénéficient respectivement de l’encadrement de la SEMRY et de la SODECOTON.
Depuis 1986, les paysans éprouvent de nombreuses difficultés avec le désengagement de la SEMRY de la fonction de commercialisation et d’usinage du riz Paddy. Par ailleurs l’approvisionnement en intrants devient de plus en plus difficile pour les riziculteurs qui n’arrivent pas à équilibrer leur compte d’exploitation à cause du prix élevé des engrais. Pour la pêche, il faut dire qu’il y a une diminution drastique de la faune due à l’insuffisance des crues dans le fleuve Logone et la Mayo Danay mais surtout à cause des techniques de pêche dans ces cours d’eau. Il est pratiquement difficile de dresser la carte postale de Yagoua et du Mayo Danay sans évoquer la SEMRY qui constitue la vitrine essentielle de ce département. Ici, dans cette vallée de la région de l’extrême nord arrosée par le Logone, (fleuve frontalier Tchad Cameroun) le riz règne en maître, douze mois sur douze. C’est le domaine de la riziculture irriguée avec deux importantes campagnes de culture de riz par an. De par sa position géographique, parce que située en bordure du fleuve Logone fourmillant d’hippopotames, et en face de Bongor, qui est un important centre de la République du Tchad voisine de Yagoua joue, dans cette zone, le rôle de porte d’entrée et de sortie du Cameroun. Sa végétation luxuriante, sa faune abondante et variée ; son climat relativement doux et tempéré ; ses rizières s’étendant à perte de vue ; son sable mouvant et ses spécificités culturelles, en font, un véritable vivier.
A la faveur de la proximité du fleuve Logone et u cours d’eau « Danay » qui traverse littéralement la ville de Yagoua, la pratique des cultures maraichères occupe un pan assez important de l’économie de l’arrondissement et même au-delà. Je dois d’abord faire remarquer que notre unité partage une longue frontière avec la République sœur du Tchad, soit environ 30km de long. Les peuples des deux côtés du Logone partagent la même langue et la même culture.
Aussi, faut-il relever que les frontières sont essentiellement poreuses ; c’est dire combien à la faveur de ce brassage ; les flux humains et la circulation des biens deviennent si aisés et leur contrôle, systématique rendu assez difficile.
Cependant, compte tenu de la situation que je viens de signaler, notamment la porosité des frontières, des actes répréhensibles y sont régulièrement perpétrés dont les plus courants sont : le vol de bétails, les prises d’otages ; la circulation des armes.
Plan d’action de l’honorable Daniel Kalbassou.
Mounouna Foutsou, élite du Mayo Danay.
Le poisson et d’autres activités rémunératrices. Ils sont tous de la localité camerounaise de Zebe, située à 9km de Yagoua, au bord du fleuve Logone. Ils sont manutentionnaires, communément appelés « bambe », piroguiers, mo-taximen et pêcheurs.
Pour sa présence et sécuriser le passage à cet endroit, l’administration camerounaise y a érigé un poste de police des frontières et de gendarmerie.
Les ressources de la Commune proviennent des impôts et des taxes locales. Le transit du bétail qui constituait une recette appréciable connaît des difficultés, car la piste conventionnelle qui passe par Yagoua est détournée sur Maga en saison sèche. Tous les efforts faits chaque année pour améliorer les infrastructures routiers urbaines sont anéantis par l’érosion pluviale. Le Mayo Danay est un vaste département de la région de l’extrême nor. Yagoua son chef lieu est distant de 10km à vol d’oiseau de la ville tchadienne de Bongor, elle-même reliée par une route bitumée d’environ 200km à N’Djamena, la capitale. Le degré de dépendance de cette localité tchadienne vis-à-vis de la ville camerounaise est telle que Yagoua tousse, Bongor éternue. Tous les biens de consommation proviennent du transit de Yagoua. Avec un taux de scolarisation très élevé, le département est considéré comme le quartier latin de l’extrême nord.
Mais l’immensité du département et sa proximité avec le Tchad font de cette partie du territoire camerounais, le ventre mou de la criminalité transfrontalière. Mais il reste que pour véritablement mériter le statut de futur chef-lieu de « région du sahel » dont se mettent à rêver les populations de cette contrée, Yagoua doit se donner du contenu. La première priorité concerne le rellokage de la ville. Dans ce volet, le bitumage de la voirie urbaine vient tête. Yagoua est certes reliées à Maroua et Garoua via le carrefour Magada (à 20 km de Kaélé) par une route bitumée, mais elle reste, dans la configuration actuelled e son cadre urbain, malade. Malade de ses routes. Car, il n’est pas facile de circuler dans la ville en tout temps. En saison de pluies, le sol sablonneux révèle des sillons sur les artères existant. En saison sèche, le même roi sable impose des vents de poussières.
L’histoire de Yagoua est intimement liée à celle de la société d’expansion et de modernisation de riz (SEMRY), une société d’Etat installée dans localité depuis 1971. L’objectif du gouvernement était d’assurer l’autosuffisance alimentaire en riz du pays. Du temps de sa splendeur, la SEMRY employait plus de 1 500 personnes et 25 000 familles de riziculteurs, soit plus de 120 000 personnes vivant de la riziculture. Avec trois unités, SEMRY I, II et III, ce mastodonte était considéré comme le poumon économique et le deuxième employeur de la zone après la SODECOTON. A cause de la crise économique et de la concurrence féroce du riz importé, les activités de la SEMRY ont commencé à péricliter, au grand au grand désarroi des riziculteurs déboussolés. Contrainte à la restructuration, l’entreprise a recentré ses activités, passant de la production et de la commercialisation du riz, à l’aménagement des périmètres rizicoles et à l’encadrement des riziculteurs.
Toute la production et la commercialisation ont été libéralisées. Les grandes installations industrielles pour lesquels les pouvoirs publics avaient déboursés des milliards, sont recouvertes de poussière et menacées par la rouille.
Actuellement, la SEMRY prête ses terres rizicoles aménagées aux paysans contre le payement d’une redevance. Le riz produit par ces intervenants est revendu sous la forme Paddy (riz non décortiqué), faute de décortiqueuse. La principale clientèle est constituée de commerçants nigérians, qui s’approvisionnent à vil prix. Une société privée est entrain de reprendre les activités de production et de commercialisation du riz. Aujourd’hui, quand on leur parle du relèvement de la SEMRY, les populations de Maga, de Yagoua, de Vele, de Pouss et de Guirvidig, se mettent encore à rêver du bon vieux temps.
21 morts dans le naufrage d’une pirogue Ils se rendaient comme tous les mercredis au marché hebdomadaire de Guiseye, chef-lieu de l’arrondissement de Guéré. Ce 21 octobre 2009, les habitants des arrondissements de Kalfou, Kar-hay, Tchabali, Datchéka et Wina et dans le Sud-Ouest du Mayo-Danay ont encore emprunté une pirogue pour éviter un détour d’au moins cinquante kilomètres par route, surtout en saison des pluies, les populations de ces contrées préfèrent traverser le lac qui sépare Bosgoye, un village situé dans l’arrondissement de Wina et Guiseye dans le grand Guéré.

Derrière l’école publique de Bosgoy, aux bords du lac Guéré où se déroulent les opérations d’embarquement et de débarquement pour la localité de Guéré voisine, deux jeunes moutons sont immolés.Sur cet endroit qui va continuer à hanter les esprits des habitants du village Bosgoy, à environ 45 kilomètres à l’Est de Yagoua, seuls quelques jeunes piroguiers s’aventurent encore dans les eaux du lac.Le marché périodique de Guéré , de l’autre côté du lac, est grand centre d’échanges pour les localités environnantes. La traversée s’effectue toujours sur des pirogues de fortune. L’alerte est lancée dans le village de Bosgoy qui est le lieu de débarquement.