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Le programme thermique d’urgence

lundi 24 octobre 2011

Le programme thermique d’urgence
Pour parer à d’éventuelles pénuries d’électricité qui étaient redoutées pour l’année 2011, année de l’élection présidentielle, le gouvernement a mis en place en 2010 un Programme thermique d’urgence (PTU.) Il s’est agi de louer pendant deux ans auprès de l’entreprise britannique Aggreko des groupes électrogènes qui fonctionnent au fuel pour les installer dans les villes de Bamenda, Yaoundé, Mbalmayo et Ebolowa. Ces villes, faut-il le rappeler, ont beaucoup souffert des délestages dues au déficit de la production d’énergie électrique ces dernières années. La capacité énergétique totale attendue de ces groupes électrogènes est de 100MW, soit 60Mw pour Yaoundé, 20 MW pour Bamenda, 10 MW pour Mbalmayo et 10 pour Ebolowa.
Le coût total de ce projet s’élève à la bagatelle somme de 22,4 milliards. Il faut d’ailleurs relever que le premier projet présenté par le ministre de l’Energie et de l’eau, Michaet Ngako Tomdio, était évalué à 100 milliards de Francs CFA. Il a fallu la vigilance du ministre des Finances, qui, s’inspirant de l’exemple de la Côte d’Ivoire, a obtenu que ce coût soit ramené à un niveau acceptable.
Après que le gouvernement se fût mis d’accord sur ce programme, il restait à trouver les financements. Ce qui fut fait 19 octobre 2010. Une convention de financement du programme thermique d’urgence fut alors signée entre le ministre des Finances et un groupe de banques représenté entre autres par lmes directeurs généraux d’Afriland First Bank et Ecobank.
Un démarrage tardif
On disait alors que quatre à six mois plus tard, c’est-à-dire entre février et avril 2011, Mbalmayo, Bamenda et Ebolowa, seraient être à l’abri des délestages. Les banquiers octroient ainsi un crédit de 32 milliards de F cfa au gouvernement pour l’acquisition du matériel de production de l’électricité dans les villes de Mbalmayo, Bamenda et Ebolowa. Et pourtant, c’est au cours d’une visite effectuée la semaine dernière sur les sites devant abriter les installations techniques de ce programme que le ministre de l’Energie et de l’eau a déclaré que les premiers essais pourraient intervenir au début du mois de décembre pour ce qui est de la ville de Bamenda. Ainsi donc, le Programme aura accusé près de huit mois de retard pour des raisons qui n’ont pas été élucidées. On est cependant heureux d’apprendre que les travaux préparatoires sur les sites retenus pour la mise en oeuvre de ce programme sont en voie d’achèvement. Dans la pratique, ces centrales thermiques devraient être mises en route lors des périodes de pointe. On espère que, comme l’ont promis les autorités gouvernementales, les investissements ne seront pas répercutés sur le tarif payé par le consommateur. A ne pas négliger aussi les risques de pollution qui accompagnent l’exploitation générateurs qui fonctionnent au fuel.
Le Programme thermique d’urgence a été mis en place en attendant la réalisation des grands projets structurants du secteur de l’électricité. Le gouvernement camerounais a l’ambition de « doubler la capacité d’énergie dans le pays d’ici 2015 et de tripler cette capacité d’ici 2020 », ainsi que l’a annoncé le ministre Michael Ngako Tomdio. La stratégie du gouvernement prévoit l’atteinte d’une capacité de production électrique de 3 000 MW contre une capacité maximale actuelle de 974 MW. Preuve de cette ambition, les grands projets pilotés par la Kribi Power Development Company : la centrale de Yassa-Dibamba (88 MW) à Douala et la Centrale à gaz de Kribi d’une capacité comprise entre 150 et 330 MW et dont le coût global de construction est estimé à 137 milliards de F CFA. Le plus important reste cependant la construction du barrage de retenue de Lom Pangar et des barrages hydroélectriques de la Menchum, Mekin, Memve’elé, et Nachtigal et d’autres barrages sur le bassin de la Sanaga.
Junior Dieudonné Atangana