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La souscription de l’emprunt obligataire

mercredi 18 janvier 2012

Que l’on soit une personne physique ou une personne morale, la souscription à un emprunt obligataire ne requiert pas de conditions particulières. Il suffit simplement d’être en mesure de disposer de la somme minimale pour souscrire. Le plus souvent, cette somme est égale au montant de l’obligation définie par l’émetteur.
Mais, quelquefois, cette somme est supérieure à la valeur du coupon de l’obligation. Pour certains emprunts en effet, un nombre minimal d’obligations est requis pour être acceptées de la part des souscripteurs.
C’est le cas par exemple de l’emprunt obligataire de l’Etat camerounais de décembre 2010. Même si l’obligation coûtait 10 000 F fca, le nombre minima d’obligations à souscrire était de 30, soit 300 000 F fca au moins pour prétendre participer à l’opération. Comme on peut l’imaginer, la disposition de cet argent suppose pour le souscripteur de l’emprunt, la possession d’un compte bancaire qui va permettre d’effectuer cette transaction. « Sinon, il faut en ouvrir un », souligne Jean-Beaudry Manguele.
Pour le reste, il faut que le souscripteur ait une confiance suffisante à l’endroit de l’émetteur de l’emprunt. Pour acheter des obligations, l’individu ou la personne morale doit en effet s’assurer de la solvabilité de l’Etat ou de l’entreprise qui émet l’emprunt. Notamment en ce qui concerne sa capacité à honorer ses engagements de remboursement. « Il ne faut pas faire d’affaire sans une entière confiance et garantie totale de paiement », met en garde Gabriel Money Koum de la Dsx. A l’opposé, si l’émetteur n’offre pas des garanties de crédibilité aux yeux des populations, l’opération peut connaitre un fiasco …
L’on cite volontiers l’emprunt obligataire lancé par la République centrafricaine en 2007 et qui avait, par la suite, été annulé sur recommandation du FMI (Fonds Monétaire International) et de la Cosumaf (Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale). Au cours d’une conférence de presse, le chef de l’Etat centrafricain avait expliqué ce retrait par le désaccord des institutions financières internationales qui estimait trop élevé le taux d’intérêt de 8 % retenu pour cette opération. Un observateur tente d’expédier en disant ces deux institutions ont réalisé que les perspectives de croissance de l’économie de ce pays n’offraient pas de garantie de remboursement d’un emprunt à un tel taux.
C’est à peu près pour les mêmes raisons que des pays comme la Grèce, le Portugal et même l’Italie sont en crise aujourd’hui. L’état de leurs finances publiques étant désormais peu rassurant, ils n’arrivent plus à lever les fonds sur les marchés financiers, les éventuels investisseurs redoutant un défaut de remboursement de leur part..