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La FIFA viole la constitution nigériane

jeudi 10 juillet 2014

Sorti de la Coupe du monde en huitième de finale face à la France, le Nigéria et ses Super Eagles ne vont peut-être pas retrouver la sélection de sitôt. Après plusieurs avertissements concernant la situation préoccupante de la Fédération nigériane de football (NFF), qui avait fait l’objet d’une décision de justice empêchant la direction de la NFF de gérer les affaires du football nigérian, seulement une journée après l’élimination face aux Bleus, la Fifa a tranché et a suspendu le Nigéria de toutes compétitions footballistiques.

Aucune équipe nigériane (clubs y compris) ne peut entretenir de relations sur le plan sportif à l’international. Pendant toute la durée de la suspension, la NFF ne pourra être représentée dans aucune compétition régionale, continentale ou internationale, y compris dans les compétitions interclubs ou les matches amicaux. Cela signifie que le Nigeria ne sera pas autorisé à participer à l’imminente Coupe du Monde Féminine U-20 (qui se disputera du 5 au 24 août 2014) si la suspension n’est pas levée avant le 15 juillet 2014.

En ce qui concerne le Nigéria, la décision de justice, en plus d’exclure la direction de la NFF, imposait au ministre nigérian des Sports de désigner un cadre de la fonction publique pour gérer l’organisation footballistique. Une assemblée générale a été convoquée par le responsable désigné pour le 5 juillet 2014. Sauf que celle-ci a été convoquée en violation des statuts de la NFF, et donc de la Fifa. « La FIFA ne reconnaît pas une personne ou un organe non élu en conformité avec les lois de la NFF », avait prévenu l’organisation-reine du football avant sa sanction.

Le ministre des Sports nigérian se défend, estimant que le dirigeant de la NFF, Aminu Maigari, avait été évincé par un congrès légitime de la NFF, après des allégations indiquant que Maigari essayait de manipuler les prochaines élections de la Fédération nigériane pour sécuriser sa réélection. « Comme gouvernement, nous avons le devoir constitutionnel de maintenir la loi et l’ordre. Quand des factions dans la famille du football commencent à se disputer, nous avons comme devoir de ne pas leur permettre de se tuer les uns les autres », a déclaré sans ambages le ministre nigérian des Sports, Tammy Danagogo. Nous ne permettons pas qu’ils détruisent les immeubles où ils travaillent. Au-delà de ça, nous n’avons rien fait. Ce que nous avons fait est de veiller à ce que la loi et l’ordre soient maintenus ».

Mais les déclarations du ministre des Sports n’ont pas convaincu la Fifa, qui estime que la suspension sera levée « une fois que les actions en justice auront été retirées et que le comité exécutif, l’assemblée générale et l’administration de la NFF pourront travailler sans ingérence dans leurs affaires ». IL faut relever que La Fifa conteste la souveraineté des Etats sur le plan de la gestion du football. Aucun Etat ne peut toucher à ses structures ou à son organisation et penser s’en sortir tranquillement. La Fifa se montre intransigeante avec toutes interventions de chaque Etat dans sa fédération de football. En 2013 déjà, le Cameroun avait été suspendu par l’instance dirigée par Sepp Blatter, suite à l’annulation de la réélection du président sortant de la Fécafoot, Iya Mohammed, qui avait été écroué par la justice camerounaise pour malversations financières présumées.

Si un Etat veut éjecter un dirigeant de fédération sur son territoire, il doit le faire en conformité avec le règlement de la Fifa. La FIFA dans le cas d’espèce, demande d’attendre les élections d’août pour éjecter l’actuel président de la Fédération, accusé de malversation. La situation est bloquée. En attendant, les seuls à en faire les frais, ce sont les joueurs et joueuses du Nigéria.

Emeran Atangana Eteme