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France : Remaniement : qui pourrait faire son entrée au gouvernement ? Qui va le quitter ?

lundi 25 août 2014

Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon ne participeront pas au nouveau gouvernement de Manuel Valls tandis que, dans l’ombre, certaines personnalités attendent de les remplacer.

Quelles seront les victimes collatérales de la disgrâce d’Arnaud Montebourg ? Après les déclarations de l’ex-ministre de l’Economie, ce week-end, remettant en cause la politique économique du gouvernement, Manuel Valls a présenté la démission de celui-ci, lundi 25 août.

La nouvelle équipe devrait être annoncée mardi soir et tous les (anciens) ministres ont été reçu par Manuel Valls dans l’après-midi. Si le sort de Montebourg – comme ceux d’Aurélie Filippetti et Benoît Hamon – est d’ores et déjà réglé, certains de ses collègues, qui avaient apporté leur soutien au "frondeur", sont aussi en position délicate. Pour d’autres personnalités politiques, ce remaniement pourrait être une occasion inespérée d’obtenir un portefeuille.

Ceux qui vont quitter le gouvernement

Arnaud Montebourg. Dans la famille des partants, je demande le père. Dans l’après-midi, l’ancien ministre a annoncé son départ de l’équipe gouvernementale lors d’une conférence de presse. "Je crois nécessaire de reprendre ma liberté", a-t-il lancé depuis Bercy. Manuel Valls a accepté "de me la rendre", a dit l’ancien ministre de l’Economie. L’ex-membre du gouvernement a justifié ses critiques envers la politique économique de l’exécutif : "Nous avons une responsabilité collective d’interrompre le coulage de l’économie par l"austérité."

Benoît Hamon. "Je ne participerai pas au nouveau gouvernement" de Manuel Valls, a annoncé le ministre de l’Education sortant au journal télévisé 20 heures sur France 2. "J’ai décidé de partir, je m’en suis livré très librement" au président et au Premier ministre, a-t-il affirmé. "Il aurait été incohérent, alors que j’ai exprimé un désaccord, que je reste au gouvernement", a-t-il ajouté.

Aurélie Filippetti. Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande et Manuel Valls, Aurélie Filippetti a annoncé qu’elle ne serait "pas candidate à un nouveau poste ministériel". "Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux. Je ne serai donc pas (...) candidate à un nouveau poste ministériel", a écrit la députée de Moselle dans sa lettre, que Le Monde s’est procurée.

Le cas de Christiane Taubira en suspens. Outre les trois ministres, l’éventualité d’un départ de Christiane Taubira a été évoqué toute la journée. La ministre de la Justice est connue pour être un soutien de la ligne d’Arnaud Montebourg, mais son entourage semble serein. "Nous ne sommes pas en train de faire nos cartons", explique-t-on ce matin du côté de son cabinet, cité par le JDD. Lundi dans l’après-midi, Taubira a quitté Matignon à vélo et souriante après son entrevue avec le Premier ministre.

Ceux qui pourraient entrer au gouvernement

Jean-Jacques Urvoas. Le nom du député du Finistère a été cité plusieurs fois, surtout qu’il avait été pressenti pendant un temps au poste de ministre de l’Intérieur, en avril dernier. Il pourrait donc remplacer Bernard Cazeneuve, si celui-ci est propulsé à Bercy d’où sera vraisemblablement renvoyé Arnaud Montebourg. Ces derniers mois, Jean-Jacques Urvoas a montré un soutien indéfectible au gouvernement et au président de la République.

Sur le bateau en direction de l’île de Sein, où François Hollande a donné un discours lundi, l’élu breton n’a pas souhaité commenter ouvertement la décision. "Je ne dis rien, mais je comprends, assure-t-il ainsi au Télégramme. L’autorité est une vertu cardinale en politique." Sur son avenir proche, le député "reste très prudent" se contentant de glisser : "Je suis un garçon discipliné, contrairement à d’autres."

Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartelone, Gérard Collomb ou un autre ponte du PS. En plus des ministres, Manuel Valls "rencontrera également des personnalités politiques, dont le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone", précise-t-on dans l’entourage de Valls. Dans un contexte aussi fragile, le Premier ministre pourrait décider de s’appuyer sur des personnalités du Parti socialiste pour bâtir un nouveau gouvernement. Le nom de Bertrand Delanoë ressort lui aussi.

Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, compte parmi les soutiens indéfectibles de Manuel Valls. Invité de toutes les télévisions, lundi 25 août, il n’a pas manqué de fustiger les prises de positions d’Arnaud Montebourg et autres ministres démissionnaires. "Prêt à aider le gouvernement", le maire de Lyon précise qu’il ne "ferme pas la porte" et aime rappeler que le gouvernement s’est récemment inspiré de ce qu’il a initié en région lyonnaise. Très proche du Premier ministre, il affirme toutefois ne "pas avoir reçu de coup de téléphone" pour le moment.

De son côté, Claude Bartolone a été reçu 17 heures à Matignon. Sur son blog, le président de l’Assemblé nationale a réagi à la démission du gouvernement, soulignant la "responsabilité colossale" de la majorité. "L’enjeu n’est plus aujourd’hui de définir une ligne politique, mais d’aider le président de la République à obtenir gain de cause en Europe pour défendre des politiques de croissance", a ajouté l’élu de Seine-Saint-Denis. Faut-il y voir un signe ?

Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili ou un député autre écologiste. Manuel Valls cherche à réincorporer au moins un écologiste dans son gouvernement. Sa cible : le sénateur Jean-Vincent Placé, a assuré un proche du Premier ministre au JDD.

En début d’après-midi, après une réunion extraordinaire du bureau exécutif du parti, EEVL a communiqué sur sa position officielle. Verdict : le camp écologiste, qui avait décidé en avril de ne pas participer au gouvernement, après le départ de Cécile Duflot, ne se sent pas "concerné" par ce remaniement. Pour eux, l’orientation politique ne change pas. Reste à savoir si les ministrables verts – Jean-Vincent Placé, François de Rugy, Denis Baupin ou Barbara Pompili – obéiront à la consigne.

Jean-Vincent Placé, qui a dit plusieurs fois son soutien à la politique de Manuel Valls. Chez EELV, certains émettent toutefois des réserves et avancent l’hypothèse que Duflot pourrait l’empêcher de faire son entrée au gouvernement, selon Le Point. Bien que sur une ligne différente (elle plus à gauche, lui plus au centre), elle reste la chef naturelle des écolos et Placé n’a jamais su dire non à "la patronne". C’est peut-être sa faiblesse... Et après quatorze ans d’amitié, il ne compte pas lui faire de "crasse", croit savoir l’hebdomadaire.